Les Passionnez du vin 2.3 Les vins autoproclamés "Naturels"

Bon !! On ne pourra pas dire que je n’ai pas essayé !!! Après le fiasco du blanc de noir de la dernière fois, j’ai voulu une dégustation objective des vins autoproclamé « naturels ». En effet j’étais convaincu que certains de ces vins devaient être délicieux.  J’ai donc demandé à Vincent Mareschal, un passionné de vin pseudo « vivants », de nous organiser une dégustation pour deux raisons : le plaisir de sa compagnie et pour être sur d’avoir l’élite des traines patins du monde viticole.

Alors pour commencer, commençons par dépoussiérer mon bon vieux dictionnaire, « le dictionnaire de  notre temps 1990, Hachette » Ben quoi ? Ok, notre temps d’il y a 20 ans si vous voulez, vous changez de dico chaque année vous ? Confrontons le vocabulaire poétique de nos vignerons atypique et regardons si on vin peut être « naturel, vivant ou libre »!

  • Naturel :              qui est tel qu’il existe dans la nature, qui n’a pas été modifié, altéré ou falsifié, produit alimentaire naturel.

Bon, ben c’en ai pas… à part le raisin lui-même il n’existe pas de vin « naturel », rappelons que le devenir naturel du jour de raisin c’est le vinaigre, voire le solvant de vernis a ongle.

  • Vivant :                qui est en vie. Nous v’la bien avancer, allons directement à Vie.
  • Vie :                      phénomène caractérisant l’état dynamique ou latent d’unités complexes auto-organisées et homéostatiques de la matière (organismes vivants), possédant une capacité de duplication et d’évolution.

Point de vie sans reproduction ! J’ai bien essayé de mettre deux bouteilles avec un cd de  Billy Joel, j’en ai pas retrouvé trois…

  • Libre :                   qui n’est pas prisonnier ou captif

Je sais pas comment vous considérez la bouteille, mais ça ressemble plutôt a une prison… Pour etre objectif, on peut appliqué le qualificatif aux vignerons, mais pas aux vins…

Voila pour la partie sémantique : on est clairement dans l’abus de langage. Maintenant ce qui nous intéresse c’est surtout la dégustation. Cette philosophie du vin apporte-elle quelques chose ? Je partais avec un priori, je le confesse… un a priori positif. Lire les commentaires sur ces vins, souvent assez bien écrit, m’a donné soif de ces bouteilles sensées apporter une dimension supérieure, une vibration ou je ne sais quoi.

Feuille d’or, Philippe Delesvaux Anjou blanc 2008 chenin Biodynamie, pas d’enzymage, pas de levurage filtration tangentielle. 13€

La couleur est or soutenue évoquant une oxydation prématurée. Au nez on retrouve la pomme verte, qui confirme l’oxydation, la noisette et surtout un coté solvant inadmissible. On est assez nettement sur l’acétate d’éthyle, le solvant du vernis a ongle. Il doit y avoir du flottement dans les dégustations d’agrément pour laisser passer une atrocité pareil…

La bouche est intéressante, il y a un parti pris de faire un vin sec avec une grande acidité, cela lui donne un coté mordant mais une certaine longueur et un coté salin assez sympa. Toutefois ça sens toujours le dissolvant a ongle et même si ça ne gène pas Vincent, c’est clairement rédhibitoire. Un ensemble pas forcement désagréable tout de même.

Pechigo Sylvain Saux, du coté de Limoux Mauzac Chardonay Chenin 11€

Le vin est plus que trouble, je peux comprendre un parti pris de non filtration, mais la les dépôts sont très grossiers. Aromatiquement, on oscille entre la pomme, la poire et le viandox, un coté viandé et fécal. Bref cela manque cruellement de netteté. Encore une pointe d’acétate d’éthyle, mais moins marquée. Il reste beaucoup de sucres résiduels, le vin est plat, pâteux. Bref ni fait ni à faire…

« Ça s’est bon !! » Gamay de Touraine 2011 Laurent Lebled 8€

Déjà le nom… Le marketing par la méthode Coué, chez moi ça plutôt l’effet inverse… T’es bien mignon mon Lolo, laisse nous déguster, on te dira après si c’est bon …

Le vin est grenat et trouble, on s’habitue… Selon nos usage, je relaie les commentaires de tous. Déjà, nous avons deux bouteilles très différentes, à mon sens, c’est inacceptable. Sinon le nez n’a aucune netteté nous avons relevé des arômes levuriens, voire fécaux, réduits,  de framboise et cassis (un peu…), de pisse d’âne (nous avons un veto agricole), de placard des 70’s et de venaison. Le perlant en bouche renforce l’acidité, les tanins sont très marqués et c’est court. La seconde bouteille ? c’est pire. Même notre expert rejette ce vin qui évoque plus un vestiaire de rugby que le fruit de la treille… Alors ? Ca c’est bon ?? non… pas vraiment…

Cuvée des lurons, Raphael Champier, dans le Beaujolais 8€

La couleur est jolie. Le nez est sur le fruit rouge, le cassis, malheureusement avec un coté terreux bien présent. Le gamay ne devait pas être bien mure, ca reste acide et végétal. Toutefois je ne vois rien qui pouvait empécher son classement en AOC, franchement on a vu pire… La ou le bas blesse c’est qu’il reste des sucres résiduels rendant le vin particulièrement indigeste, lourd. Bon… On a déjà vu pire…

L’anglore 2010, du coté de Lirac 14.50€

Tres joli robe rouge intense. On retrouve une jolie épice de mourvèdre, un bon fruit gourmand et des notes torréfiées de café et de cacao. La bouche me séduit par sa concentration et son excellente digestibilité. C’est très bien, on n’est pas au niveau du Corne loup de l’année dernière (même région même prix) mais c’est un tres bon vin.

Au bilan, tout le monde s’est plaint d’un rapport qualité/prix minable. Il faut prendre en compte la taille de ces exploitations pour modérer les prix. Nous fumes très déçus, moi le premier. Nous avons oscillé entre inacceptable et le"‘bon mais pas meilleur", avec de régulières incursions dans le désagréable. Alors pourquoi vinifier sans interventions ? La qualité ? Difficile a argumenter, dans le meilleur des cas on n’est pas meilleur… Vincent n’avait pas forcément des opinions différentes de la mienne ( a part sur l’Anglore, je l’ai trouvé très bon, il ne s’en toujours pas remis je crois…). Le concept d’un vin antique ? Pourquoi pas, c’est un parti pris. Toutefois, la viticulture a évolué et il y a pas mal de différences avec les vins du début du XXeme siècle. Le concept du "tout naturel" ? Pourquoi pas encore une fois, mais si je brevète le rouge Darou puis je vendre mes œuvres au prix de celles de Klein ? Le concept n’est intéressant que pour le premier qui le fait. Pour la santé ? Rien n’est prouvé, a titre d’exemple, l’acétate d’éthyle et le round up on une DL50 équivalente (5620 contre 5400 mg/kg de rat). Sauf que la limite de détection au nez du vernis a ongle est 1000 fois supérieur aux taux de résidu du round up dans un vin. La diversité ? Si on veut, mais tout les défauts relevés ce soir auraient plutôt tendance à masquer l’effet terroir qu’a le révéler. Si tout les vins sont uniformisés par des arômes de réduction, d’oxydation, de sueur de poney, de vernis a ongle… j’en passe et des plus loufoques… je ne vois pas l’intérêt. On peut donc s’interroger sur cette mode ? Pourquoi tant de gens sont prêt à investir des prix conséquents dans des vins à défauts ? Pour le coup je n’ai pas de réponses, je vous écoute. Mais ne venez pas me dire que c’est meilleur.

DaaAAAHHHuuuut !!

Les Passionnez du vin 2.2, by Claude!

Débordé pour cause de vendanges je cèdes ma plume à Claude.

Merci Madame la Présidente, Merci. Si si…

En l’absence d’Olivier, qui n’est pas de la trempe de ceux qui vous lâchent la grappe en pleine vendange et qui donc, les pieds dans le jus de goutte, était excusé pour cette séance bien particulière, c’est à moi qu’a été confié l’insigne honneur de me fâcher avec tous les producteurs de vin du Toulois, puisque Madame la Présidente m’a demandé de compiler les observations du groupe de dégustation. Pour le coup, c’est assuré, ma carrière de futur député en sera largement obérée… Id est…

Mardi soir, ou bien était-ce mercredi, oui, plus probablement, les Passionnez se sont réunis dans la maison de la Polyculture de Lucey, à l’invitation de Bernard, président en ces lieux, en la présence de notre ami Michel Bouchot, dont ce fût la maison familiale, ainsi que du correspondant local de l’Est Républicain. En notre nom à tous, et nous étions nombreux, la Présidente ayant d’ailleurs accueilli de nouveaux nez et tout ce qu’il y a autour, je crois pouvoir remercier nos hôtes pour la qualité de l’accueil lucéien et Bernard tout particulièrement pour la visite guidée de la maison, passionnante, vivante, pédagogique, qu’il nous a offert. On ne s’ennuie pas à Lucey, qu’on se le dise!

Tout avertis de l’art de vivre paysan à Lucey, incollables sur la culture de la vigne, du chanvre ou du houblon, nous avons, comme il était prévu, dégusté, à l’aveugle, 6 gris de Toul 2011 de Lucey et de Bruley. Premiers fachés, donc, ceux qui n’étaient pas présents dans la sélection alors qu’ils y avaient toute leur place, pour des raisons pratiques uniquement, et à qui nous promettons de les intégrer dans notre prochain comparatif, avec d’autres producteurs d’autres communes. Nos plus plates excuses.

Seront fâchés ensuite ceux qui ne se retrouveront pas dans le classement rendu par le club, qui ne veut surtout pas être considéré comme un jury. Ce classement est celui d’un instant, d’une émotion, la chance et le hasard y ont toute leur place, et l’approximation aussi. Je vous le livre, ceux qui veulent s’ y arrêter s’en satisferont, je vous invite pour ma part à poursuivre la lecture au-delà pour mieux vous faire «palper le gris»…

Rrrapapapla, Rrrrapapapla… (roulement de tambours)…

6 Michel Goujeot
5 Alain Migot
4 Marc Laroppe
3 Maison Laroppe
2 Maison Lelièvre
1 Jean-Michel Mangeot

A ce niveau, il convient de préciser que chacun des vins goûtés est honnête et a trouvé son aficionado dans le groupe, preuve que la production touloise actuelle est dans le vrai et rencontre son public.

Le vin de Michel Goujeot, production bio, a d’abord déstabilisé pas sa couleur, jaune pâle, à la manière d’un auxerrois, et qui serait, probablement, le fait d’une presse plus artisanale. gouté en deuxième position, il semble timide et peine à exprimer les arômes de fruits auxquels on s’attend. Le nez s’ouvre sur des arômes de miel et de pêche qui peinent à s’affirmer dans la bouche.

Le vin d’Alain Migot, goûté en 4ème, est d’une robe pâle. Il paraît être celui qui, dans nos esprits néophytes, correspond le mieux à la représentation que l’on a du Gris. Un nez de «gamay», (fraise, fraise des bois), pénalisé en bouche par une attaque un peu «chaude» qu’on a qualifiée d’alcooleuse. Parmi nous, certain l’ont pourtant ressentie comme de l’onctuosité, comme quoi les goûts et les couleurs…

Le vin de Marc Laroppe a été gouté en premier et nous avons reconnu que cela a pénalisé sa notation. Nous étions nombreux à vouloir le réévaluer par la suite. Sa couleur est saumon pâle, son nez tout en finesse. On y trouve des notes légères de fraises des bois rafraîchies par des arômes d’agrumes, pamplemousse. On sent d’emblée le travail soigné et la maîtrise du produit. En bouche, c’est un vin calme, qui demande du temps pour s’exprimer. C’est probablement cette particularité qui a joué en sa défaveur mais c’est aussi ce qui le rend plaisant et qui donne envie de se resservir. Il est subtilement équilibré. sa bouche est sincère, étale et jamais violente. Un vin… bien élevé… (médaille d’or Paris 2012)

La Maison Laroppe, 3ème dégusté, beaucoup l’on reconnue! Sa constance d’année en année est l’apanage des grandes maisons et des produits bien finis. Sa couleur est franchement saumonnée. Son nez est bien typé fraise des bois, fraise, fruits rouges, taquinée par des nuances mandarines… que l’on retrouvent en bouche, de bonne longueur. C’est Le Gris de Toul facile, classique, typique. (médaille d’or Paris 2012)

5ème gouté, le produit de la maison Lelièvre exulte! Chaud-Lapin, c’est le préféré de la gente féminine! le parti a été pris d’aller dans l’extrême, que ce soit dans la couleur, rose soutenue, dans le nez, puissant relevé par un trait très végétal, d’abord noté d’agrumes et de pêche avant de révéler la groseille et la fraise, comme en bouche qu’il emplit sans choquer à force d’arômes sucrés de cassis ou de fraise tagada. Ce vin est ludique, plaisant, probablement moins facile à mettre en harmonie avec un plat.

And the Winner is… Mister Mangeot (domaine de Régina)!!! Dernier dégusté. De couleur saumon tirant sur l’orange, mais restant plus classique que le « rose Lelièvre », le pari a pourtant été de produire un produit atypique. Pari gagnant donc, car il n’a pas déstabilisé les amateurs… N’y cherchez pas la fraise, le nez est marqué d’arômes d’agrumes douces, oranges, voire oranges confites, quelques notes torréfiées, de cacao, un vin qu’on respire longuement. En bouche, on retrouve ces éléments doux et subtils, de la mandarine, tout en longueur et en douceur. Une première place méritée pour un vin riche qui en raconte à tous.

Incontestablement, nos oenologues maîtrisent leur sujet. Le Gris de Toul doit revendiquer sa place de chouchou des Lorrains et gagne à être partagé sur d’autres tables. Deux tendances s’expriment, preuve qu’il y a de la place pour tout le monde, celle d’un parti-pris du Gamay, avec des notes sucrées et typiques de fraise et de fruits rouges, interprété dans toute la chaleur et la couleur de la tradition , un peu comme savent le faire les Alsaciens, vous aurez reconnu les Maisons Laroppe et Lelièvre et une autre voie, celle d’autres arômes, plus agrumées, plus douces plus subtiles plus mystérieuses, à la manière de Marc Laroppe et de Jean-Michel Mangeot.

A chacun de choisir…

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Les Passionez du vin 2.1 Frick en plus d’être un gros naze fait un vin médiocre…

De retour pour la nouvelle saison  des passion’nez du vin !!! Quelques nouvelles tètes, bordelaise et bourguignonne et l’essentiel des motivés de la première année ! Bon toujours pas de jeunes filles célibataires, ok, ok, je ferais avec… Vous êtes durs avec moi tout de même… pour une fois que je peux me la péter… Par moment je soupçonne la présidente, glorieusement reconduite, de me maintenir dans le célibat de façon intéressée…

Attaquons directement les dégustations, y a gras a débattre !! Pis honnêtement… l’administratif était déjà chiant sur place, on ne va pas en remettre une couche… De toute façon le bureau a assuré comme des bêtes. Bienvenue et merci au nouveau venu au bureau : tu vas en chier, larbin !!

Pour cette fois, pas de thème… c’est l’assemblée générale ! Comme notre ami Alain Richardin nous déterre régulièrement des  bouteilles funky quand on cherche des produits ultra typiques pour apprendre, je lui ai laissé carte blanche. Lâches toi copain !! Fais péter la cuvée Woodstock d’un ashram en biodynamie ! C’est pour ça qu’il nous a proposé une sélection des ses souvenirs de vacances en Italie… Il est légèrement contrariant comme garçon… Charmant pour un punk…

Gueuze, Brasserie Cantillon, Bruxelle

Un mythe pour nos amis bobonaturopoete de la gauche Pommard, je l’ai ramené de mes vacances à Bruxelles. Ni moins bonne, surtout pas meilleur… mais différente ! Et pourquoi pas ? De temps en temps  j’aime bien… surtout cette acidité, certes volatile, mais désaltérante !

La couleur est doré, jusque la ça va… par la suite ça se gâte !

La structure acide déroute !! A mes yeux elle est nécessaire, vis-à-vis du peu de CO2. On a un nez pas très nette, sur l’agrume (pamplemousse), la pomme voir le cidre (signe d’oxydation de l’éthanol en éthanal) et surtout ce que j’adore ce magnifique nez de houblon suranné, sans doute de Saaz (la variété de houblon, pas la traine patin hypocrite…) sublime quand on aime ! Bon ça n’a pas déchainé les passions, c’était a faire découvrir !

Par contre… deux ou trois remarque sur cette brasserie atypique… En gros, on choisit des matières premières de premières qualités ont laisse faire la nature, et on assemble des lambics de plusieurs années en laissant les sucres résiduels faire un minimum de gaz… Pourquoi pas… mais soyons honnète :  le manque de co2 est compensé par de l’acidité volatile, donc du vinaigre. Le nez est marqué par l’oxydation, c’est un choix, moi j’aime assez, mais ça ne plait pas a tout le monde. Toutefois durant la visite on invoque à tort plusieurs fois le mot « champagne », une méthode champenoise c’est tirer un vin avec un sirop à 24 g du sucre par litre… Ici à la limite on est plus dans le cas d’un méthode ancestrale, croyait moi si le civc vous tombe sur le poil, il vont vous faire passé le gout de la gaufre ! Faites attention !! Autre détail, l’image est artisanale, le volume est plutôt important, plusieurs milliers d’hectolitre…

Pierre Frick, blanc de noir 2008

Pour cette bouteille je n’ai rien dit, pour ne pas influencer mes passionez… Parce que franchement, je n’aurais pas choisit cette bouteille : Pierre Frick est un être méprisable, un vandale de bas étage bref une brute sans ouverture d’esprit et un sagouin http://ledarou.wordpress.com/2010/08/21/bel-exemple-douverture-desprit/ j’ai déjà dit ce que je pensais de ses actes. Néanmoins je n’avais jamais gouté ses vins et j’imaginais que ses vins devait être excellents, compte tenu de leur excellente réputation. Qu’en est-il ?

La couleur est gris taché, compréhensible pour un blanc de noir, et trouble, clairement ça ne plait pas. (la bouteille est ouverte plus de deux heures avant)

Pour le nez, je citerais les commentaires des passionnez censurant les miens pour ne pas être accusé de subjectivité : « Manque netteté, rien de franc, viandé, fennec, vilaine paille, mélange de tout, donne envie de tousser, seau à récurer, eau de javel, chloré et enfin réduit mais aussi oxydé » bref le peuple a parlé : ça sent le cul.

La bouche est plate, amer légèrement perlé et sans intérêt…

Un blanc de noir tranquille, ça n’a que rarement d’intérêt… mais là ce vin est vraiment ignoble… Gageons qu’il n’est pas représentatif des vins pseudonaturels. Il est prévu d’inviter un passionné de ces vins autoproclamés naturels pour nous les faire découvrir en toute objectivité. Pour info à ses yeux les vins de Frick « desserve la cause » et sont « honteux ». Ben on est d’accord. Encore un détail qui m’a bien énervé : le père Frick nous parle de science sur sa contre étiquette, un peu comme si C Boutin parlait des techniques d’IVG… Il nous explique qu’il a renoncé au bouchon liège, jusque la d’accord, pour la capsule couronne puisque le vin n’as pas besoin d’apport d’oxygène pour évoluer. La capsule couronne n’est pas imperméable, on choisit celle qui permet la perméabilité à l’oxygène (otr) désirée. Ces mesures sont valables sont une contre pression de gaz, rien de permet de savoir si elles sont valables sur vin tranquille, même médiocre. Pour le coup entre certains bouchons techniques Diam et la nouvelle série Nomacork Select on pouvait être aussi bas en OTR et plus rigoureux. Mais alors on aurait perdu le plaisir de la rébellion de principe systématique et du plaisir d’une bouteille sans doute personnalisée pour adapter la capsule… Frick ! se rebeller, c’est souvent bêler deux fois ! Il revendique le fait de ne pas acidifier, ce qui aurait été nécessaire ici pour l’équilibre et pour maitriser la flore, ce qui aurait évité  cette bouche plate et cette odeur de pompe de bowling de location… bref en plus d’être un gros hooligan, Frick fait au moins un vin de merde… qu’il ose vendre plus de 20 €uros !

Aluma Bruna  Marenna toscanna Viognier en barrique

La couleur est typique d’un viogner, jaune vert soutenue.

Ce vin exhale des arômes de fleurs blanches, d’abricot, de bois avec une pointe de banane, en tout c’est clairement plus net ! ;-)

En bouche on retrouve la bouche typique du viognier et son amertume noble qui tire la bouche en longueur. C’est gras, ample, salin… une réussite, sans la grandeur d’un Condrieu

Renato Rati, Barbera d’alba 2011

Au niveau d la couleur.. ben la.. c’est de l’encre… Violet foncé intense.

Très joli nez fruité de cassis, de cerise amarena et de poivre et de violette.

L’attaque est ample, il y a du gras, de la sucrosité, c’est très bien équilibré : du très bel ouvrage.

A bientôt, meme si je vous abandonnerrais pour cause de vendanges ;-)

DaaaahhUUUuuuuUUut !!

Les passionnez du vin, sixième réunion

Ravi !!! Je suis ravi !!!! Quitte a faire la dégustation de l’année, je suis ravi que seuls les plus motivés soient présent et je les en remercies ! Ya des démotivés ? Prévenez nous ! Il y a une liste d’attente gigantesque comme mon autosatisfaction.

Pour les registres, qu’avons-nous dégusté ? D’abord Le Bordeaux 2005 La roche Saint Jean, de la famille Pauquet, pour qui j’ai beaucoup d’affection. Un joli exemple de vin ayant trop cuvé, à leur décharge, sur les consignes du négociant. Un vin très pédagogique. Une couleur très sombre et fraîche pour ses 7 ans, un peu trouble. Un nez un peu alcooleux pour ses 13.5%, sur le fruit rouge et le sous bois, fumé, épicé. Par contre les marqueurs du gout de marc qui ne s’est pas estompé étaient présents : le kirsch, le noyau et forcement le gout de marc. Ajoutez la dessus une bouche forcément un peu sèche et vous avez une idée de ce type de défaut, ben oui… on apprend surtout des vins a défauts !

Par la suite, on a navigué dans le sublime… le subtile…  le grandiose… le marvelous comme disent les suisses quand ils parlent anglais : le nord de la vallée du Rhône !!

André Perret Condrieu, 2008

Typique des viogniers, la couleur était jaune doré un peu soutenue. Pour le nez, ben c’était la claque… mais attention !! Pas le soufflet a coup de gant en cuir de peau de roustons retournés !!! la mandale a grand spectacle !! ZE TORGNOLE !! du genre qui t’enrhume si elle te rate, qui te fait tomber le tartre des incisives ! Un vrai grand vin, fin complexe et gourmand, l’abricot typique domine le magnolia, l’ananas, la violette a peine soutenue par un boisé brioché. La bouche est a la hauteur, très ample en attaque, parfaitement équilibrée avec une finale d’une fraicheur interminable.

Croze Hermitage Alain Graillot 2009

La robe violette foncée est une forme de signature de la syrah. Le nez est un peu austere sur l’épice (poivre), l’orge grillé, la terre après l’orage, la violette, le cassis. Nous avions aussi des notes un peu animales et musquées. Après aération  le nez gagne en  finesse et prends des notes de moka

La bouche ample, pourrait être plus concentrée ; la finale un peu trop poudreuse est taillée pour la garde. Je suis un peu déçu au regard de la réputation d’Alain Graillot, il s’agit d’un vin prévue pour une ouverture plus tardive mais avec un peu de doigté et de technique il aurait put être nettement plus buvable en 3 ans.

Bravo !! à l’aveugle vous avez reconnu un cru du Languedoc !! Il s’agit du Clos marie du Pic Saint loup, 2009. Un nez épicé évoquant une belle dose de syrah, une grande sucrosité, une belle fraicheur, de la concentration sans forcement d’opulence et une très belle longueur. Un très joli vin.

DaaahhhuuUUUUuuut!!!!

 

Les passionnez du vin, cinquième réunion

Pourquoi ? Mais pourquoi ?? Pourquoi m’échauffer le glandulaire pendulaire ? Pourquoi me dynamiser les humeurs neptuniennes comme disent les biodynamistes ? On n’était pas bien tous les…25 ? On commençait à bien s’aimer… J’en ai même vu deux qui partageaient une part de galette façon « caprice des dieux » l’autre fois ! Et puis là… Bam !! Rien qu’à m’embêter… moi qui suis si bon…moi qui ai tant d’affection pour vos truffes en herbes…Des absences… plein… et pire : des retards ! Je vous le confesse : des fois je m’en réveille encore la nuit avec des sueurs froides. Je cauchemarde de montres encore à  l’heure d’automne… de cadran solaire déréglé !!! D’horloge atomique piratée par Eva Joly !!! Je me rêve,  oreilles blanches au vent, pompon blanc au dessus de la raie des fesses, la montre à gousset accrochée au gilet à livrer  des numéros de playboy périmé de deux mois… Car, oui, je souffre du syndrome du lapin blanc, mis en évidence par le docteur Lewis Carroll… Le pire ? Claude… notre bon docteur… non content de me faire passer pour un dahu dextrogyre (nos belges a nous…) en étant plus drôle que moi sur mon propre blog, s’autorise une arrivée de star. Le polisson était  plus en retard que le guerrier de marathon annonçant l’extinction des dinosaures (il y a 65millions d’années plus ou moins deux heures)… Et bien sûr, histoire de m’achever, noyé par les torrents de mes névroses : l’attentat olfactif perpétré par la quasi-totalité de notre gente féminine… 5 gonzes sur 6 s’étant parfumées, on frise le carton plein… l’honneur est sauvé par notre présidente qui se parfume autant qu’elle recrache… On vous l’a pourtant dit et répété !! Pas de parfum avant une dégustation… pour votre confort et celui de vos voisins. Vous n’amenez pas votre saucisse à Morteau, n’amenez pas vos odeurs en dégustation ! Bon allez… je vous absous si vous me pardonnez mes humeurs… On s’y met ? on s’y met..

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A l’aveugle :Jurançon viguerie Royale 2010

J’étais parti sur un Vermentino bien méridional pour son coté pesant et alcooleux, Vous avez abouti sur un muscadet pour la minéralité… Encore une leçon de modestie ;-). Plaisanterie à part, la vin titrait 14.5%, le vin manquait de fraicheur. Et surtout de typicité… malgré une légère note de pamplemousse à l’aération.

Cotes du Rhône Blanc 2010 Variation

Attention les yeux : ça fait des chevaux : 14% !! Décidément, c’est la soirée… La couleur est jaune soutenu. Le nez est puissant sur l’agrume, abricot, le  chèvrefeuille et la réglisse. Ça rappelle la partition classique d’un viognier. A mon sens, on a poussé la maturité beaucoup trop loin, la bouche est lourde, alcooleuse et plate. Malheureusement c’est assez typique des blancs de la région.

Pour la suite nous avons comparé un vin d’appellation régionale avec un cru sur un même domaine, à savoir le domaine Corne Loup à Tavel (Domaine un peu léger sur la stabilisation tartrique de ses Tavel soit dit en passant…)

Cotes du Rhône Corne loup 2010

La robe est  violette et très intense. Le bouquet est exubérant sur  le cassis, la mûre (une bouteille un peu fermée), les épices de la garrigue, comme le thym avec des notes de cacao et de tapenade d’olives noires. La bouche est équilibrée, un peu légère en tanin, mais ils sont bien fondus. La finale est un peu amère mais la longueur est correcte. C’est un très bon vin.

Cotes du Rhône Lirac Corne loup 2010

Lirac ça me connait, oui j’ai fait Lirac comme certain ont fait Verdun… La robe est un peu moins violette, effet du millésime plus que du vieillissement.  En comparaison, le nez est plus épicé, sans doute plus de syrah et de mourvèdre ( de toute façon imposés par le décret), sur le romarin cette fois, et plus poivré. On a toutefois le même ADN entre les deux vins. La bouche est nettement plus dense et concentrée, plus tannique, moins amère et beaucoup plus longue. C’est un grand vin.

Les passion’nez du vin ; quatrieme réunion.

Désolé du retard!! Khun mon ordi m’a laché… Je viens de le remplacer par un ordi en bois de tout beauté, la sylvicolité étant l’essence meme des darous.

Réunion un peu particulière puisque notre présidente à voulu tirer les rois pour qu’on deviennent tous copains!! Encore merci à Christian pour les galettes, un vrai régal…

Pour cette cette dégustation les diabétiques étaient dispensés puisque nous dégusterons des liquoreux, mais avant tout nous avons feté l’anniversaire de Claude qui entre fringant dans sa 45 eme année avec une bouteille à l’aveugle

Chapoutier Bila haut, occultum lapidem 2006, cotes du Roussillon

Je l’avais placé en vallée du Rhone Nord, ce qui est loin au niveau géographique et climatologique, mais plutot bon au niveau de la philosophie du vin, puisque Chapoutier est une des trois négociant emblematique de la région. La dominance de syrah et la papatte de la maison m’ont mis dedans… C’est neanmoins un joli vin, qui a plutot bien affonter les années ( ce qui ne fut pas le cas de toute le carton d’apres Claude, p…. de bouchon de liège!!). Une couleur intense et plutot fraiche, un nez très complexe sur l’epice, le poivre, le tabac blond, le cuir, certe, mais d’apres les experts, le cuir de chèvre, la terre après l’orage ; mais aussisur un joli fruit de cassis. La bouche typique des vin de syrah avecses tanins de velours.

Jurançon 2010 je suis pas foutu de me relire

Un vin plutôt joli, sur un nez typique du gros et petit manseng de fruits exotiques, d’ananas, de pèche de pamplemousse, de pomme chanteclerc, toujours d’après les experts et la mangue. Malheureusement la bouche est plutôt dilué, mais l’équilibre est plutot satisfesant.

Muscat de Beaume de Venise Domaine des Bernardins 2010

Un de mes vins préféré depuis longtemps… La présence de muscat rouge teinte un peu le vin, c’est une typicité de la maison Castaud. On retrouve un nez typiquement muscaté dominé par l’abricot et la pèche avec des pointes de coing de litchi et de jasmin. Long concentré gras et subtilement équilibré, c’est toujours une perfection. Le virage vers la note terpènique me déçoit un peu, rendez vous dans 7/8 ans voir s’il vieillit toujours aussi bien.

Le mois prochain nous parlerons de la vallée du rhone sud avec une petit point sur les différents obturateurs, les bouchons.

DaaAAAAAhuUUUuuuut!!!!

Les Passion’ Nez du vin ; troisième réunion

Comment Savoie? Ben savagnin!! Le thème était bien évidemment la Savoie et le Jura deux région passionnantes! Comment? j’ai mis un peu de temps pour faire le compte rendu? roooh.. si peu… Vous savez ce que c’est.. les fêtes de fin d’année… faut déraciner l’arbre… attraper 6 sangliers vivants… creuser la fosse… un noël typiquement vosgien quoi!

Bref!! qu’a t on bu déjà?

Jean Philippe et Jean François Quenard Chignin Anne de la Biguenne 2009

La couleur est claire, jaune vert ; "clairot" pour certain ;-). Le nez plutôt expressif pour l’appellation est minéral, sur le fumé, joliment végétal (anis, fougère) et sur les fruits (citron, melon d’eau pamplemousse et pomme verte).

l’attaque est très vive mais la finales est sur le gras, c’est assez déroutant mais pas désagréable. Un vin très complexe et fin a défaut d’être très long.

Cotes du Jura 2006

Je préfère lui laisser son anonymat, n’aimant pas trop casser les producteurs… La marque sur le bouchon indique que les bouteilles ont été bouchées à la main. Sur les trois bouteilles, une était vraiment nauséabonde… Le vin est trouble. Je n’ai rien contre les vins non filtrés, mais a ce moment il faut réfléchir l’élevage pour l’amener a une turbidité acceptable à la mise en bouteille. Ce n’était pas le cas ici. Le travail est ni fait ni à faire : c’est proprement inacceptable. Au delà le vin porter par une oxydation moyenne est convenable (sauf dans une bouteille sur trois) et assez typique d’un cotes du jura. A noter : la typicité oxydée a rebuter 50% d’entre vous!

Berthet Bondet 2008Rubis

Voila un joli vin friand, assemblage de trousseau, poulsard et pinot noir qui mérite son nom de rubis. Légèrement terreux , il s’ouvre sur un fruit gourmand de cerise amarena et de groseille a maquereau à l’aération. Un peu de complexité par son coté floral de pivoine et de violette et on obtient un vrai plaisir. la bouche et souple et ample.

Le vin  à l’aveugle??? non… on a pas déguster de Cot de touraine sur la surmaturité. Je crois que je me serais souvenu d’un joli vin épicé,  de 2009 de Xavier Faissant…

DaaaAAAhhuuuUUUUuut!!!

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