Comment Savoie? Ben savagnin!! Le thème était bien évidemment la Savoie et le Jura deux région passionnantes! Comment? j’ai mis un peu de temps pour faire le compte rendu? roooh.. si peu… Vous savez ce que c’est.. les fêtes de fin d’année… faut déraciner l’arbre… attraper 6 sangliers vivants… creuser la fosse… un noël typiquement vosgien quoi!
Bref!! qu’a t on bu déjà?
Jean Philippe et Jean François Quenard Chignin Anne de la Biguenne 2009
La couleur est claire, jaune vert ; “clairot” pour certain
. Le nez plutôt expressif pour l’appellation est minéral, sur le fumé, joliment végétal (anis, fougère) et sur les fruits (citron, melon d’eau pamplemousse et pomme verte).
l’attaque est très vive mais la finales est sur le gras, c’est assez déroutant mais pas désagréable. Un vin très complexe et fin a défaut d’être très long.
Cotes du Jura 2006
Je préfère lui laisser son anonymat, n’aimant pas trop casser les producteurs… La marque sur le bouchon indique que les bouteilles ont été bouchées à la main. Sur les trois bouteilles, une était vraiment nauséabonde… Le vin est trouble. Je n’ai rien contre les vins non filtrés, mais a ce moment il faut réfléchir l’élevage pour l’amener a une turbidité acceptable à la mise en bouteille. Ce n’était pas le cas ici. Le travail est ni fait ni à faire : c’est proprement inacceptable. Au delà le vin porter par une oxydation moyenne est convenable (sauf dans une bouteille sur trois) et assez typique d’un cotes du jura. A noter : la typicité oxydée a rebuter 50% d’entre vous!
Berthet Bondet 2008Rubis
Voila un joli vin friand, assemblage de trousseau, poulsard et pinot noir qui mérite son nom de rubis. Légèrement terreux , il s’ouvre sur un fruit gourmand de cerise amarena et de groseille a maquereau à l’aération. Un peu de complexité par son coté floral de pivoine et de violette et on obtient un vrai plaisir. la bouche et souple et ample.
Le vin à l’aveugle??? non… on a pas déguster de Cot de touraine sur la surmaturité. Je crois que je me serais souvenu d’un joli vin épicé, de 2009 de Xavier Faissant…
DaaaAAAhhuuuUUUUuut!!!
1 réponses à “Les Passion’ Nez du vin ; troisième réunion”
claude neu
28 décembre 2011 à 20 h 15
Pourtant tout guilleret qu’il était le Darou, s’esbaudissant encore de sa dernière virée ligérienne et tout à son enthousiasme de retrouver l’air pur de ses montagnes. Rentrez vos roussettes, au cachos les mondeuses, au placard les plousards, verrouillez vos chateaux-Chalons, planquez vos pupillins, la truffe darouesque s’en va, par monts et par vaux, très à cheval sur l’étiquette, autant que sur la contre, pister la bouteille jurrassienne et savoyarde!
La Vôge maternelle n’était pas si loin… l’appel de la forêt et pt’être bien du suc, vas savoir, le darou, pommettes rougies de plaisir, sens aux aguets, se félicitait d’avance d’ouvrir quelques bouchons d’altitude, autant de madeleines de Proust qui, à n’en pas douter l’enivraient des souvenirs archaïques des pères de ses pères, vestiges de l’inné, de l’époque lointaine où ses ancêtres bancals voltaient autours des pics rocheux. Le Darou se rappelait ainsi avoir été ils y a quelques dizaines de milliers d’années, un dahut (nous en reparlerons plus tard…) et ça les gars… c’est pas donné à tout le monde!
Et pourtant, disais-je, que la montagne est belle. Comment peut-on s’imaginer, en voyant un vol d’Hirondelles que l’automne vient d’arriver? (Je sais, c’est pas de moi).
Et pourtant, donc, il était de bonne humeur, ce Darou, qui venait de glouglouter en douceur un petit chignin qui ne sentait pas la noisette (là, je complique tout, mais y a qu’à venir aux réunions pour comprendre…), quand soudain, le regard s’est fixé, la pupille s’est dilatée, la face a pâlie, le nez s’est relevé, la babouine s’est retroussée comme un jupon de Nelly Oleson, la gorge s’est serrée. Par précaution, nous avons rentré notre tête dans nos épaules tandis que d’autres éteignaient la lumière ou disparaissaient sous les tables. Quelque part, on a eu peur…
Il est sorti, le cri du Darou, hurlement déchirant, macabre, lugubre… définitif. C’est une exclusivité, personne n’avait encore entendu ce rugissement colérique que je vais essayé de vous transcrire: «Inadmissibleintolérablescandaleuxquandonveutpasfiltrerfautapprendreàtravaillerlescochons» suivi de «fautouvriruneautrebouteille»
Evidemment, un vigneron jurassien a cassé le rêve du Darou. Celui-ci, blessé et meurtri, s’en est allé se consoler sur les granits savoyards, sans omettre, auparavant, d’avoir déposé une fiente bien méprisante au coin de la vigne fautive… Sale bête!
On l’a senti bien perturbé l’animal, qui prenait ainsi conscience que ses ancêtres, perdant leur «anisopédie», lui interdirait ainsi bien des acrobaties montagnardes.
A ce sujet, et même s’il me faut renoncer à rencontrer la postérité depuis que les dénominations comprenant un nom propre sont rejetées, je pense avoir accumulé suffisamment de données sur la bête pour lui offrir enfin une entrée dans la classification animale. Il ne semble pas concevable de réfuter la dénomination de genre du Dahut, son ancêtre filiatif, Anisopedus, et au côté de l’espèce dextrogyre Anisopédus anisopédus et de l’espèce lévogyre Anisopédus claudicans, je propose de baptiser (au pinot noir, au grenache ou au sauvignon) notre DAROU, dahut aux tibias de même longueur:
Anisopedus isopédus potamii
Gloire au noble animal!!!
Plume le perroquet, faut fêter ça!