Archive for juin 2010

Un jour les bios contrôlerons le monde, mais pas tout de suite…

… ils ne se sont pas mis d’accord sur le vert du drapeau!

Il faut savoir que LE VIN BIO N’EXISTE PAS, c’est du vin de raisin issue de l’agriculture biologique. Il était donc normal que les instances concernées étudient un cahier des charges de vinification, au sein d’une commission européenne pour que le vin bio soit une réalité.

J’attendais avec impatience l’aboutissement des débats : je me pose beaucoup de question sur l’avenir du bio, il est à un croisement crucial pour son évolution et je suis curieux de voir la direction qu’ils prendront.

Il existe un certain nombre de vignerons, engagés dans des démarches respectueuses de la nature, personnelles ou sanctionné par un logo comme Terra Vitis, ne croyant pas forcement au dogme du bio, qui s’orientent vers l’AB pour des raisons commerciales légitimes. Je dis légitime car le manque de reconnaissance des labels d’agricultures intégrés empêche une valorisation supérieur du produit, il est donc normale de se tourner vers un label qui permet une plus valu. Dans le même moment, nous voyons arriver de nouveau produits comme Sérénade (un anti-botrytis biologique à base de Bacillus subtilis) ou le pyrevert et Succes4 (a base de pyrèthre ou de spinosad, d’origine naturel). Le retour aux respects des écosystèmes et des équilibres permettent généralement de se dispenser souvent d’insecticides et d’antibotrytis.

Pour résumé : il y a une demande de la part de viticulteurs bios pour des produits qui permettent d’obtenir le label sans changer sa façon de cultiver la vigne mais par des produits de remplacements naturels (pas forcement plus sain). Ajouté à ça les tentatives pour agréer le PK2 en bio ( un produit de synthèse mais pas trop dérivé à un groupement méthyl et un ion compagnon près du fosètyl d’alu, un fongicide de synthèse les plus utilisés) et vous obtiendrez deux voies différentes d’avenir : un choix de vie et de culture différent ou le respect simple d’un dogme et d’un cahier des charges.

Sans qu’un  choix soit meilleur que l’autre, j’espérais que les choix du cahiers des charges de vinifications montrerais la voie favorisée (en autorisant par exemple l’usage de levures obtenues avec des produits naturels ou en le refusant). La voie choisit fut … celle de ne pas choisir…

pour citer Vitisphere:
Le Commissaire à l’Agriculture et au Développement rural, Dacian Cioloş, a retiré aujourd’hui [le 9 juin] le projet de règlement pour la production de vin biologique. Le projet a été discuté pendant plusieurs mois au Comité permanent agriculture biologique – et durant de nombreuses réunions bilatérales. Mais il n’a pas été possible de trouver un compromis acceptable sur les standards de production biologiques.

S’exprimant ce matin [toujours le 9 juin], le Commissaire a indiqué: « Les conditions pour l’instauration de ces nouvelles règles ne sont pas réunies dans une majorité d’États membres. Je ne suis pas prêt à accepter un compromis sur les standards biologiques qui enverrait un mauvais signal aux consommateurs sur l’importance que la Commission attache à la politique de qualité. J’espère que l’industrie et la recherche pourront faire des progrès et que la Commission pourra revenir avec une proposition ».

Quel dommage!! Ne perdons pas d’espoir : le COPA-COGECA ( je crois que c’est la nouvelle danse de l’été, mais c’est à vérifier) par la voie de son secrétaire général Pekka Pesonen (c’est pas le nom d’un mec qui déconne ça!!) exhorte la commission européenne a revoir sa copie et si possible à ne pas la rendre blanche cette fois… Joignons nous à l’ami Pekka, ne serait-ce que pour éviter que les bios aient l’air de vieux bab’ incapables de se mettre d’accord…

DaahuuuUUUuuut!

Ps: Le Copa-Cogeca, pour de vrai, c’est le Comité des Organisations Professionnelles Agricoles de l’Union Européenne, mais Pekka Pesonen je suis à peu près sur qu’il est aussi marrant qu’un comptable luxembourgeois.

Les classements bordelais : bordeliques?

Je remplissais la pyramide des vins avec une bouteille que j’aime a vider, l’excellent Château Carteau Côtes Daugay, quand je me suis rappelé la complexité des classements bordelais. Alors grand boxon? plutôt sympathique caillon, comme dit en Lorraine… Loin de moi l’envie de critiquer les différents classements : ils sont les stigmates d’une histoire passionnante. Mais bon faire le point s’impose… A savoir que si la terre est classée en bourgogne, à Bordeaux ce sont les Châteaux.

Par quel bout allons-nous prendre la bête? Chronologique? assez logique… Géographique? plus pratique… nous allons faire ça alors!

Bordeaux/ Bordeaux sup et entre deux mers : Pas de classement! Pour l’instant tout le monde suit? Après ca se complique…

Libournais : Non plus!! jusque là c’est encore gérable…A noter qu’il n’y a pas de classement à Pomerol.

Médoc : 3 classements! D’accord.. là ça se complique mais pas de panique papa Darou est la…

1855 : Le fameux, l’historique!!! Il ne concerne que les propriétés du Haut Médoc (sauf Château Haut Brion  nous y reviendrons) et de Sauternes. Si on ne considère que les Médocs, le classement comprends 5 échelons de premier cru classé à 5eme, pour 72 domaines. Il fut fait en Avril 1855 à l’occasion de l’exposition universelle de Paris et est scellé dans le marbre depuis (sauf deux exceptions Château Cantemerle 5eme cru en Septembre 1855 et Château Mouton Rothschild en 1973, pour Cantemerle le marbre était encore chaud : ca compte pas… ). Bien que ce classement soit ancien et non-révisable, on remarque qu’objectivement il y aurait peu de modifications majeures à faire pour le rendre d’actualité.

Les crus bourgeois : L’idée date de 1932 et les classements, révisables de 1966, 1978 et 2003. Il a y trois échelons

  • Crus Bourgeois Exceptionnels : 9 propriétés de très haut niveau
  • Crus Bourgeois Supérieurs : 87 propriétés
  • Crus Bourgeois : 151 propriétés

Au total cela représenterait 44% de la production du Médoc, ça commence a brasser large ce qui explique l’hétérogénéité que l’on peut trouver dans ce classement. A noter que la dernière révision a créer une bataille juridique qui nuit assez à l’image de ce classement. A l’heure actuelle, le classement de 2003 est toujours en suspens.

Les crus artisans : Résurgence en 1989 d’un ancien classement du XIX siècle (des trace en 1868…). Cela concerne 44 propriétés  qui semble partager une vision et une éthique communes. Classement sans grande visibilité, sauf erreur de ma part, pas forcément basé sur la qualité du produit fini.

Sauternes et Barsac :

1855 suite! : Les Sauternes et Barsac ont étés classé en trois échelons 1er cru classé supérieur (là..on dira ce que veut mais ça claque!) pour Château d’Yquem seul, 1er cru classé et 2ème cru classé.

Saint-Emilion : un seul mais envoyez les enfants au lit : celui-ci n’est pas tout public.

Saint-Emilion Grand Cru : Attention ce n’est pas un classement. C’est un… une… c’est une bonne question! un grand cru (non classé) est censé être mieux taillé pour la garde et subit une seconde dégustation d’agrément plus stricte.

Grand cru classé : C’est un authentique classement fait en 1959, révisable tous les dix et qui fut révisé quatre fois, en 1969, 1986, 1996 et 2006. Entre 1969 et 1986, y avait piscine, ils n’ont pas eu le temps. Pour info, le dernier classement est encore une fois contesté par ceux qui ont été destitué, la justice n’ayant toujours pas définitivement tranché. Ce classement se compose de deux échelons et demi. Je m’explique, en 2006 (donc sujet à validation légale) il y a 15 premiers grands crus classés et 47 grands crus classés. Parmi les Premiers Grands Crus Classé il y a deux Châteaux dit Premiers Grands Crus Classés A, Château Ausone et Château Cheval  Blanc, le reste étant dit Premier Grand Cru Classé B.

A mon sens ce classement et la confusion avec les grands crus non classés rendent Saint-Emilion particulièrement illisible, quel dommage…

Graves et Pessac-Léognan : Les vins peuvent être classé en rouge, en blanc ou les deux…

1885 fin!! : Seul vin rouge hors Médoc classé en 1855, mon Bordeaux préféré, mon job de rêve (y a un arrêt de tramway devant), le merveilleux Château Haut-Brion.

1959 : un classement clair et simple nomme seize châteaux, tous en Pessac-Léognan, grand cru classé des graves ( A noter que deux châteaux, Château Peixotto et Château Margaut étaient classés mais leurs vignobles ont disparus grignotés par l’urbanisation)

Blayais et bourgeais: Pas vraiment de classement, mais une appellation Blaye sur le modèle des grands crus (non classé) de Saint-Emilion pour les cotes et premières cotes de Blaye.

Vous voyez! c’est pas si compliqué!! L’essentiel c’est de se souvenir des classements auxquels vous accordez de la valeur et qu’un grand cru n’est jamais cuit n’est pas un grand cru classé.

Au fait! j’oubliais! Un grand cru classé peut être aussi un vin de Provence! mais c’est une autre histoire! 😉

DaaaHHHUUUuuuuuuUUuutt!!!!

Joya de Nicaragua, Antano 1970 (Double corona, Nicaragua)

Un double Corona du Nicaragua, voila une vitole bien originale!! Pour ceux qui découvre vitole = type de cigare, double corona = taille du dit cigo, dans ce cas un barreau de chaise pour papas et grands garçons, Nicaragua = pays dont je ne sais absolument rien, à part qu’à leurs moments perdus les nicareux roulent des cigares…

Une vitole bien originale dis-je, parce qu’en général ce n’est pas le Nicaragua qui nous vient à l’esprit comme terroir de cigare statutaire (rappelez vous : Double Corona = Bras de Bébé), on pense évidemment à Cuba à la limite à la république dominicaine.

En attendant le cigare est bien présenté, la cape est claire. Mon cigare avait quelque accrocs, mais personne d’autre ne s’en est plains, comme j’ai pu le terminé sans trop jouer de la flute nous dirons qu’il n’y a rien de grave. Petit bémol : la tête du cigare est scellée étrangement ce qui lui donne un coté artisanale assez sympa, mais qui exclu l’utilisation d’un emporte pièce pour le décapité. Les ciseaux étant difficilement maniable avec des sabots de Darou, ma coupure ne fut pas très nette et j’ai eu des morceaux de tabac entre les dents pendant toute ma dégustation.

L’allumage est un peu terne, sur des notes végétales de fougère, mais il prends très rapidement sa vitesse de croisière avec un registre plus complet de cèdre et de menthol. Vers la moitié de la dégustation il se permet même le luxe de gagner en puissance et en personnalité en distillant des notes de réglisse et de Xeres.

Les cigares du Nicaragua ont la réputation d’être assez bon marché, je ne connais pas le prix de ceux-ci (Merci à Hervé, l’Amphitryon de cette dégustation), mais si l’on sait apprécier ce type de cigare qui ne jouent pas des muscles on passera un très bon moment. C’est un cigare pour tous qui ravira les amateurs de Davidoff par exemple.

DahuuUUUut

Ps : Non… Davidoff n’est pas l’acteur qui jouait dans K2000…

De la vallée au ballon des Vosges : la folle ascension Bacchique!!!

J’attends vos bon plans!depuis moins de 2 € jusqu’à plus de 500€, quel vin choisiriez vous?

La page restera en fil rouge, ou fil blanc… même fil rosé si vous voulez…

C’est la bas que ça se passe!!!

DahuuuUUUUuuuuuUut!

Nouveau nom pour une AOC : Adhémar plutôt mal…

L’histoire se déroule dans le Sud-Est de la France. Le vignoble des côtes du Rhône, créé en 1936,  se porte plutôt bien, un solide réseau de caves coop’ permet à de joyeux vignerons de vivre confortablement sans trop se prendre la tête : ya du pastis des glaçons et  les viticulteurs se la coulent douce sous les tilleuls, les nougats en éventail puisqu’on est près de Montélimar.

Seulement il y a deux ou trois rigolos qui pensent à jouer un peu plus personnel… On les appellera la nouvelle école des Cotes du Rhône : Côtes du Ventoux, Costières de Nîmes, Côtes du Luberon et Coteaux du Tricastin. Nous, on va s’intéresser surtout aux Coteaux du Tricastin AOVDQS en 1964 et AOC en 1973. L’année suivante débute la construction de la centrale du Tricastin, on arrête pas le progrès. Les deux cohabitent jusqu’à la crise viticole. La scission n’a  pas franchement réussi à la nouvelle école, les cours actuels sont nettement inférieurs au Cotes du Rhône générique déjà pas bien haut (amis de Bourgueil qui voulaient quitter les vins de Loire, méditez cet exemple…).

Il faut savoir une chose à propos de nos amis vignerons : c’est jamais de leur faute. Donc si ça marche pas c’est forcement la faute à la centrale nucléaire qui salope leur image comme BP salope les crevettes de Forest Gump… c’est pourquoi les vignerons ont décidé de changer de nom. Un petit incident nucléaire récent a aidé a forcer un peu la mécanique et depuis le 9 juin Ils ont un nouveau nom!!!

Vu la notoriété de Tricastin, et d’ailleurs de sa centrale, on pourrait penser qu’ils choisiraient un nom qui claque du genre Cotes de Saint Cool ou Val Yabon… Ce sera GRIGNAN LES ADHEMAR!! du nom de la ville? nan… du village? nan plus… du nom du monastère des frères dégrippeurs de moteurs de tondeuse a gazon (un avé, deux pater et Adhémar!)? encore moins.. Du nom de Grignan et d’un autre bled : la Garde Adhémar…

A la limite je crois que Coteaux de Bhopal ou Seveso Village auraient été plus porteurs…

DaaaahhhuuuuUUUuuut!!!!

Premiers pas dans la blogosphère…

Je tatonne du sabot… (oui les Darous ont des sabots, vous vous attendiez a quoi? des nageoires?)… Decor prémaché.. peu de contenu.. on tachera de faire mieux! Mais j’attends vos suggestions, vos glouglous personnels ou vos récits de dégustation quelqu’ils soient!

DahhhuuuuuuuuuuuuUUUUUUUUUuuuuuut! (Le cri du Dahut, vous vous attendiez à quoi? CoinCoin?)