Je remplissais la pyramide des vins avec une bouteille que j’aime a vider, l’excellent Château Carteau Côtes Daugay, quand je me suis rappelé la complexité des classements bordelais. Alors grand boxon? plutôt sympathique caillon, comme dit en Lorraine… Loin de moi l’envie de critiquer les différents classements : ils sont les stigmates d’une histoire passionnante. Mais bon faire le point s’impose… A savoir que si la terre est classée en bourgogne, à Bordeaux ce sont les Châteaux.

Par quel bout allons-nous prendre la bête? Chronologique? assez logique… Géographique? plus pratique… nous allons faire ça alors!

Bordeaux/ Bordeaux sup et entre deux mers : Pas de classement! Pour l’instant tout le monde suit? Après ca se complique…

Libournais : Non plus!! jusque là c’est encore gérable…A noter qu’il n’y a pas de classement à Pomerol.

Médoc : 3 classements! D’accord.. là ça se complique mais pas de panique papa Darou est la…

1855 : Le fameux, l’historique!!! Il ne concerne que les propriétés du Haut Médoc (sauf Château Haut Brion  nous y reviendrons) et de Sauternes. Si on ne considère que les Médocs, le classement comprends 5 échelons de premier cru classé à 5eme, pour 72 domaines. Il fut fait en Avril 1855 à l’occasion de l’exposition universelle de Paris et est scellé dans le marbre depuis (sauf deux exceptions Château Cantemerle 5eme cru en Septembre 1855 et Château Mouton Rothschild en 1973, pour Cantemerle le marbre était encore chaud : ca compte pas… ). Bien que ce classement soit ancien et non-révisable, on remarque qu’objectivement il y aurait peu de modifications majeures à faire pour le rendre d’actualité.

Les crus bourgeois : L’idée date de 1932 et les classements, révisables de 1966, 1978 et 2003. Il a y trois échelons

  • Crus Bourgeois Exceptionnels : 9 propriétés de très haut niveau
  • Crus Bourgeois Supérieurs : 87 propriétés
  • Crus Bourgeois : 151 propriétés

Au total cela représenterait 44% de la production du Médoc, ça commence a brasser large ce qui explique l’hétérogénéité que l’on peut trouver dans ce classement. A noter que la dernière révision a créer une bataille juridique qui nuit assez à l’image de ce classement. A l’heure actuelle, le classement de 2003 est toujours en suspens.

Les crus artisans : Résurgence en 1989 d’un ancien classement du XIX siècle (des trace en 1868…). Cela concerne 44 propriétés  qui semble partager une vision et une éthique communes. Classement sans grande visibilité, sauf erreur de ma part, pas forcément basé sur la qualité du produit fini.

Sauternes et Barsac :

1855 suite! : Les Sauternes et Barsac ont étés classé en trois échelons 1er cru classé supérieur (là..on dira ce que veut mais ça claque!) pour Château d’Yquem seul, 1er cru classé et 2ème cru classé.

Saint-Emilion : un seul mais envoyez les enfants au lit : celui-ci n’est pas tout public.

Saint-Emilion Grand Cru : Attention ce n’est pas un classement. C’est un… une… c’est une bonne question! un grand cru (non classé) est censé être mieux taillé pour la garde et subit une seconde dégustation d’agrément plus stricte.

Grand cru classé : C’est un authentique classement fait en 1959, révisable tous les dix et qui fut révisé quatre fois, en 1969, 1986, 1996 et 2006. Entre 1969 et 1986, y avait piscine, ils n’ont pas eu le temps. Pour info, le dernier classement est encore une fois contesté par ceux qui ont été destitué, la justice n’ayant toujours pas définitivement tranché. Ce classement se compose de deux échelons et demi. Je m’explique, en 2006 (donc sujet à validation légale) il y a 15 premiers grands crus classés et 47 grands crus classés. Parmi les Premiers Grands Crus Classé il y a deux Châteaux dit Premiers Grands Crus Classés A, Château Ausone et Château Cheval  Blanc, le reste étant dit Premier Grand Cru Classé B.

A mon sens ce classement et la confusion avec les grands crus non classés rendent Saint-Emilion particulièrement illisible, quel dommage…

Graves et Pessac-Léognan : Les vins peuvent être classé en rouge, en blanc ou les deux…

1885 fin!! : Seul vin rouge hors Médoc classé en 1855, mon Bordeaux préféré, mon job de rêve (y a un arrêt de tramway devant), le merveilleux Château Haut-Brion.

1959 : un classement clair et simple nomme seize châteaux, tous en Pessac-Léognan, grand cru classé des graves ( A noter que deux châteaux, Château Peixotto et Château Margaut étaient classés mais leurs vignobles ont disparus grignotés par l’urbanisation)

Blayais et bourgeais: Pas vraiment de classement, mais une appellation Blaye sur le modèle des grands crus (non classé) de Saint-Emilion pour les cotes et premières cotes de Blaye.

Vous voyez! c’est pas si compliqué!! L’essentiel c’est de se souvenir des classements auxquels vous accordez de la valeur et qu’un grand cru n’est jamais cuit n’est pas un grand cru classé.

Au fait! j’oubliais! Un grand cru classé peut être aussi un vin de Provence! mais c’est une autre histoire! 😉

DaaaHHHUUUuuuuuuUUuutt!!!!

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