… ils ne se sont pas mis d’accord sur le vert du drapeau!

Il faut savoir que LE VIN BIO N’EXISTE PAS, c’est du vin de raisin issue de l’agriculture biologique. Il était donc normal que les instances concernées étudient un cahier des charges de vinification, au sein d’une commission européenne pour que le vin bio soit une réalité.

J’attendais avec impatience l’aboutissement des débats : je me pose beaucoup de question sur l’avenir du bio, il est à un croisement crucial pour son évolution et je suis curieux de voir la direction qu’ils prendront.

Il existe un certain nombre de vignerons, engagés dans des démarches respectueuses de la nature, personnelles ou sanctionné par un logo comme Terra Vitis, ne croyant pas forcement au dogme du bio, qui s’orientent vers l’AB pour des raisons commerciales légitimes. Je dis légitime car le manque de reconnaissance des labels d’agricultures intégrés empêche une valorisation supérieur du produit, il est donc normale de se tourner vers un label qui permet une plus valu. Dans le même moment, nous voyons arriver de nouveau produits comme Sérénade (un anti-botrytis biologique à base de Bacillus subtilis) ou le pyrevert et Succes4 (a base de pyrèthre ou de spinosad, d’origine naturel). Le retour aux respects des écosystèmes et des équilibres permettent généralement de se dispenser souvent d’insecticides et d’antibotrytis.

Pour résumé : il y a une demande de la part de viticulteurs bios pour des produits qui permettent d’obtenir le label sans changer sa façon de cultiver la vigne mais par des produits de remplacements naturels (pas forcement plus sain). Ajouté à ça les tentatives pour agréer le PK2 en bio ( un produit de synthèse mais pas trop dérivé à un groupement méthyl et un ion compagnon près du fosètyl d’alu, un fongicide de synthèse les plus utilisés) et vous obtiendrez deux voies différentes d’avenir : un choix de vie et de culture différent ou le respect simple d’un dogme et d’un cahier des charges.

Sans qu’un  choix soit meilleur que l’autre, j’espérais que les choix du cahiers des charges de vinifications montrerais la voie favorisée (en autorisant par exemple l’usage de levures obtenues avec des produits naturels ou en le refusant). La voie choisit fut … celle de ne pas choisir…

pour citer Vitisphere:
Le Commissaire à l’Agriculture et au Développement rural, Dacian Cioloş, a retiré aujourd’hui [le 9 juin] le projet de règlement pour la production de vin biologique. Le projet a été discuté pendant plusieurs mois au Comité permanent agriculture biologique – et durant de nombreuses réunions bilatérales. Mais il n’a pas été possible de trouver un compromis acceptable sur les standards de production biologiques.

S’exprimant ce matin [toujours le 9 juin], le Commissaire a indiqué: « Les conditions pour l’instauration de ces nouvelles règles ne sont pas réunies dans une majorité d’États membres. Je ne suis pas prêt à accepter un compromis sur les standards biologiques qui enverrait un mauvais signal aux consommateurs sur l’importance que la Commission attache à la politique de qualité. J’espère que l’industrie et la recherche pourront faire des progrès et que la Commission pourra revenir avec une proposition ».

Quel dommage!! Ne perdons pas d’espoir : le COPA-COGECA ( je crois que c’est la nouvelle danse de l’été, mais c’est à vérifier) par la voie de son secrétaire général Pekka Pesonen (c’est pas le nom d’un mec qui déconne ça!!) exhorte la commission européenne a revoir sa copie et si possible à ne pas la rendre blanche cette fois… Joignons nous à l’ami Pekka, ne serait-ce que pour éviter que les bios aient l’air de vieux bab’ incapables de se mettre d’accord…

DaahuuuUUUuuut!

Ps: Le Copa-Cogeca, pour de vrai, c’est le Comité des Organisations Professionnelles Agricoles de l’Union Européenne, mais Pekka Pesonen je suis à peu près sur qu’il est aussi marrant qu’un comptable luxembourgeois.

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