Puisque c’est dans l’air des blogs : je m’y mets!! Je vais vous parler des vins sans soufre ou dit Naturels comme si les autre fesaient du vin en plastique!! Au hasard de mes lectures ici et je me suis retrouvé embourbé dans une joute de commentaires au sujet des ces vins . Je vous propose donc un petit article en deux parties à ce sujet, mais après finis!!!! Sinon on va finir par croire que je m’acharne sur le bio… le but est plutôt d’essayer de dé-diaboliser l’agriculture conventionnelle, et de prouver la nécessaire utilisation du soufre, pas de montrer du doigt les bios à qui je ne souhait bien évidement pas le moindre mal.

Parti I : L’agriculture conventionnelle ne nous empoisonne pas.

C’est l’occasion de déclarer mon attachement à tous les vignerons sans étiquettes : les vilains pas bio!!! Vous êtes le corps de la viticulture, l’immense majorité des vignerons et les gardiens de nos paysage viticole. Et soyons honnêtes, vous êtes plutôt mals en point en ce moment… Mais je vais vous faire une confidence, approchez vous et ne le répéter a personne : Vous n’êtes pas des empoisonneurs!!! Bon y a quand même 12% d’alcool dans ce que vous vendez mais au niveau du reste votre vin reste « la plus hygiénique des boissons ». J’entends déjà mes nouveaux amis des commentaires de blogs s’insurger des vilains produits chimiques que vous balancer comme la reine de la mirabelle balance ses fruits à Metz. Je pourrait alors vous dire que la DL50 (dose léthal pour 50% des rats de labo) de ces produits est des centaines de fois inférieur à celle de la nicotine, de l’aspirine et même du sel de table. Mais non, ce serait fallacieux, la dl50 ne prends pas en compte les effets a long terme sur les cancer et autre joyeusetés du genre. Je préfère les prendre pour ce qu’ils sont : du jus de saloperie destiné à désouder des organismes vivants. Les risques sont réels et UNIQUEMENT supporté par l’utilisateur, les résidus présents dans les vins (oui j’admets qu’il y en a) sont sans aucun danger à moins de boire « 200 bouteilles de Champagne par jour toute sa vie  » (pseudo reportage honteux d’envoyé spécial). En même temps, on va pas laisser mourir nos paysans du cancer non plus. Car ces produits particulièrement hargneux engendre une augmentation du risque de certains cancers, et plutôt des pas drôle… Une augmentation de quel ordre? Ben pas bézef en fait… en comparaison un agriculteur à moins de chance d’avoir un cancer qu’un citadin, c’est a dire que vivre à la ville induit plus de cancer que l’utilisation pendant toute une vie (y compris pendant les années 60/70 ou les produits étaient autrement plus coriaces et les précautions autre plus… en fait quasi inexistante…). Toutefois il reste à mon sens des progrès a faire sur la sécurité des utilisateurs, à l’occasion je vous raconterais un florilège des comportements les plus suicidaires que j’ai pu observer avec des produits phytos… ajoutons à cela le récents scandales des combinaison pas si étanche ou les problèmes de filtre à charbon et nous nous apercevrons qu’il n’y a d’autre voies d’amélioration de la santé des vignerons que la lapidation de M. Syngenta.

Entendu que les phytos ne sont que peu dangereux on pourrait se demander pourquoi les utiliser quand même? Et bien, avant tout, parce que ça marche! et parce que cela nous permet d’avoir un bilan carbone très respectable…

Une bonne stratégie de protection assise sur une utilisation raisonnée de chimie permet de traiter toutes les deux semaines contre les maladies courantes et d’avoir un résultat quasi parfait. Sans parler de la qualités moindre des traitements naturels, de l’effet pollenicide du cuivre, il est nécessaire de passé deux fois plus souvent pour traiter avec une stratégie de type « bio », le bilan carbone de la campagne s’en trouve sensiblement alourdis. Dans le cas des herbicides la comparaison entre  le désherbage « naturel » et le désherbage  chimique est encore plus en faveur de la chimie. En effet, le travail du sol est gourmand en puissance de tracteur, donc en mazout. Par honnêteté j’ajoute un bémol : en plus de son effet herbicide, le travail du sol est capital et doit s’intégrer dans une stratégie viticole. Il existe une stratégie mixte de désherbage de l’entre rang par travail du sol ou d’enherbement maitrisé et de désherbage chimique sous le rang (compliqué et long a travailler de façon mécanique) avec un bilan carbone tout a fait satisfaisant et respectueux des équilibres du terroir.

Savez vous que cette année nous sommes en train de perdre un tiers des vignerons du muscadet, dont l’activité n’est plus rentable? Ils travaillent dur, beaucoup et pour pas grand choses alors  ils n’ont pas besoin d’entendre à envoyé spécial qu’ils sont des empoisonneurs, c’est injuste et surtout faux.

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