Archive for février 2011

Glenfarclas Héritage 1995 sherry cask

Un joli whisky..Dieu que c’est bon…  un Uisky, avec l’accent lorrain.. c’est encore meilleur… Pour lorrainniser ce Glenfarclas j’ai inaugurer ma splendide carafe en cristal de Baccarat, grande fierté régionale… Pourquoi carafer un whisky? carafer un vin; on pourrait en parler des heures, d’ailleurs on le fera sans doute… Mais quel est l’intérêt de carafer un whisky? LA MÉCHANTE CLASSE si c’est du Baccarat!  c’est vraiment magnifique de voir la lumière  jouer dans l’ambre de l’eau de vie et dans la taille du plus beau cristal du monde. Et sinon? ben a ma connaissance rien d’autre (si quelqu’un a des infos je suis preneur). Si! Je ne supporte pas qu’on jette la capsule de la bouteille si elle est d’une couleur différente du bouchon en bois, la, le problème est réglé…

Passons sur notre chef d’œuvre des arts de la table lorrain, intéressons nous au schnaps qu’il contient. C’est un scotch, fabriquer intégralement en écosse, un single malt, il provient d’une unique distillerie, il est season, produit à partir des céréales d’une seule récolte (ce qui est plus une particularité de certaine distillerie, comme Knockando, qu’un signe de qualité), et  sherry cask (élevé en fut de Jerez).


J’aime beaucoup la couleur, ambré foncé avec des reflets rouges. Le nez est très complexe, dominé par le malt et seulement épaulé par l’élevage : pile comme je l’aime!.  Un nez bien malté donc, sur l’orge frais, les fruits secs, l’abricot séché et épicé par des notes de cacao et un trait de poivre et de girofle. L’attaque et chaleureuse et un peu huileuse ; malheureusement c’est le brulant de l’alcool qui domine. La bouche est plus fruité, portée par une vanille assez noble. L’élevage en fut de jerez se sent nettement et c’est tant mieux : il aide a accepter l’alcool. Même si le profil est largement différent du nez il est tout aussi passionnant, sur le raisin de corinthe, la poire au vin, la griotte et une finale longue et florale.

Malgré un titre raisonnable ( 45%) le plaisir est gâché par une bouche brulante. Certain whisky, comme l’ A Bunadh d’Aberlour dépasse les 60% tout en étant mieux équilibré. Cela reste un très joli flacon, riche et a un prix raisonnable (36€) ; toutefois a éviter en apéritif, mais qui peut trouver sa place avec un cigare un peu capiteux et après un bon repas.

DaaaAAAhuuuUUUt

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WO Larsen Signature, pour nos pipes ou comme pot pourri?

Aujourd’hui on innove!!! D’abord photo! je me suis mis a la technologie.. d’aucun railleront le bon Darou qui disait que jamais au grand jamais il ne sacrifierait son Minolta XG-1 aussi vieux que lui sur l’hotel du numérique… Il n’en est rien bougres de fourbes!! J’ai pris la photo avec mon téléphone et sacrifier un vieux téléphone a cadran et en bakélite ne me pose aucun problème…

Autre innovation : la pipe! Il est connu qu’une bonne pipe ça détends…  D’autant plus que plus le mot pipe apparait dans mon blog.. mieux je suis référencé par google ; donc vive la pipe, gloire aux pipes et à celle qui les fond!

La pipe c’est ringard et ça pue… Certe mais ça coute nettement moins cher qu’un cigare.. en fait c’est différent.

Ici pas forcement de recherche de terroir, on est sur des assemblages… par contre une fois acheter pour tester il nous reste 50g de foin a se cogner si on a pas aimé. Donc pour ceux que ça intéresse, les autres relisez svp les pages sur la vinif y aura intero écrite, je vais débroussailler quelques tabacs dit de qualité.

Le premier sera le WO Larsen signature, un tabac dit « aromatique » en fait aromatisé. Une magnifique  boite bleue en métal qui me sert encore une fois vide. par contre c’est 100g… au prix du kilo d’épice ça fait réfléchir : 33€ les 100g. Mais bon, si on compte trois grammes par pipe ( google vous l’offre…)  ça nous fait un prix raisonnable d’un €uro la pipe, même dans les pays de l’est personne ne s’aligne. Ce tabac a une jolie couleur claire et semble extrêmement aromatique on pourrait sans soucis le recycler en pot pourri. Il a de très jolies notes de fruit rouge, surtout de fraise  et une joli épices un peu girofle. Une fois correctement bourré nous avons un tabac peu agressif, aromatique doux ais pourtant puissant. La vanille vient en élégant exhausteur de fruit et le poivre tire la bouche en longueur. Fait magique l’ambiance laissé dans la pièce est très agréable, parole!! La « room note » ici est particulièrement soignée… Donc même si ça reste ringard, la pipe ça pue pas forcément. C’est pourquoi je recommande ce tabac même s’il manque d’élégance, que tant de fruits dans tabac ça ne semble pas naturel et qu’il coute un bras.

DaaAAAhhhUuuuUUut!!

Ne sauvons pas nos vignerons un par un…

Je me permet de rebondir sur l’histoire du mysterieux Olivier B.  Ne vous méprenez pas, je suis content pour lui si sa situation s’arrange… mais bon.. si on commence a sauver les vignerons un par un, on est pas sorti de la Combauté… En passant, on en profite pour tous se flagorner un peu… c’est humain… Ajouter un pincée d’un altermondialisme décidément bien à la mode ( le pov piti contre les gros méchants et contre, pour une raison qui m’échappe, Orange) et toute la gauche Pomerol s’est émue…

Alors je préfère vous parler de vignerons qui meurent, non plus un par un, mais par pelletés. Partant du principe que les hommes sont égaux, quelle idée!!!, je me dit qu’un vigneron en vaut un autre et qu’a fortiori des milliers de vignerons méritent autant d’attention que notre désormais célèbre jardinier (6ha dans le Ventoux, je crois).

A l’heure actuel le Muscadet se meurent, on estime que cette année un tiers des vignerons mettrons la clef sous la porte, soit plus de 300 exploitations. La raison est complexe : une mauvaise communication depuis longtemps, le gel de 2008, des trésoreries a sec, des achats surévalués… Bref une conjonction d’éléments dont les vignerons sont plus ou moins responsables. Bien entendu tout cela se passe dans la plus grande indifférence, y compris sur la blogosphere…

En 2007 un reportage, rediffusé la semaine dernière à une heure assez peu cathodique, faisait le portrait touchant de vignerons coopérateurs dans l’Aude ; la situation n’a fait qu’empirer depuis. On y voit des vignerons attachants et fiers dans leur douleur. N’en déplaise à l’ami Olif, même si leur vin finis en villageoise, ils ont tout autant le droit de vivre. Surtout que les surfaces concernées sont bien plus grandes .

Le cœur du problème est bien la : préserver des surfaces agricoles productives. Pourquoi les vignes? a priori le produit n’est pas vital (encore que… sans, j’ai les sabots qui tremblent…). Il faut savoir que les terres viticoles sont rarement de bonnes terres pour les céréales. De plus la vigne en tant que culture en rang est la meilleur barrière anti incendies et un frein plus qu’efficace contre le ravinement et l’érosion. Il faut donc sauver les vignerons, non pas par jardin de 6 ha, mais par appellations entières.

Alors que faire pour sauver des vignerons par fagots? Voici un bel exemple. Pour faire simple, l’inter profession avance la trésorerie pour éviter que, pris a la gorge les vignerons vendent trop a perte. Ne nous leurrons pas, dans les conditions des Corbières 77€ / hl n’est pas encore un revenu permettant de dégager des revenus. Ce type d’action avaient été mis en place dans les Cotes du Rhône mais l’enveloppe disponible n’avait était qu’a peine utilisée ( moins de 5%) sans doute par fierté.

Un investissement intelligent de 36 000€ à permis un million d’€uros de valorisation supplémentaire pour des centaines de vignerons. Et CA, ça compte…

DaaAAAhhhUUUuuut!!!