Je me permet de rebondir sur l’histoire du mysterieux Olivier B.  Ne vous méprenez pas, je suis content pour lui si sa situation s’arrange… mais bon.. si on commence a sauver les vignerons un par un, on est pas sorti de la Combauté… En passant, on en profite pour tous se flagorner un peu… c’est humain… Ajouter un pincée d’un altermondialisme décidément bien à la mode ( le pov piti contre les gros méchants et contre, pour une raison qui m’échappe, Orange) et toute la gauche Pomerol s’est émue…

Alors je préfère vous parler de vignerons qui meurent, non plus un par un, mais par pelletés. Partant du principe que les hommes sont égaux, quelle idée!!!, je me dit qu’un vigneron en vaut un autre et qu’a fortiori des milliers de vignerons méritent autant d’attention que notre désormais célèbre jardinier (6ha dans le Ventoux, je crois).

A l’heure actuel le Muscadet se meurent, on estime que cette année un tiers des vignerons mettrons la clef sous la porte, soit plus de 300 exploitations. La raison est complexe : une mauvaise communication depuis longtemps, le gel de 2008, des trésoreries a sec, des achats surévalués… Bref une conjonction d’éléments dont les vignerons sont plus ou moins responsables. Bien entendu tout cela se passe dans la plus grande indifférence, y compris sur la blogosphere…

En 2007 un reportage, rediffusé la semaine dernière à une heure assez peu cathodique, faisait le portrait touchant de vignerons coopérateurs dans l’Aude ; la situation n’a fait qu’empirer depuis. On y voit des vignerons attachants et fiers dans leur douleur. N’en déplaise à l’ami Olif, même si leur vin finis en villageoise, ils ont tout autant le droit de vivre. Surtout que les surfaces concernées sont bien plus grandes .

Le cœur du problème est bien la : préserver des surfaces agricoles productives. Pourquoi les vignes? a priori le produit n’est pas vital (encore que… sans, j’ai les sabots qui tremblent…). Il faut savoir que les terres viticoles sont rarement de bonnes terres pour les céréales. De plus la vigne en tant que culture en rang est la meilleur barrière anti incendies et un frein plus qu’efficace contre le ravinement et l’érosion. Il faut donc sauver les vignerons, non pas par jardin de 6 ha, mais par appellations entières.

Alors que faire pour sauver des vignerons par fagots? Voici un bel exemple. Pour faire simple, l’inter profession avance la trésorerie pour éviter que, pris a la gorge les vignerons vendent trop a perte. Ne nous leurrons pas, dans les conditions des Corbières 77€ / hl n’est pas encore un revenu permettant de dégager des revenus. Ce type d’action avaient été mis en place dans les Cotes du Rhône mais l’enveloppe disponible n’avait était qu’a peine utilisée ( moins de 5%) sans doute par fierté.

Un investissement intelligent de 36 000€ à permis un million d’€uros de valorisation supplémentaire pour des centaines de vignerons. Et CA, ça compte…

DaaAAAhhhUUUuuut!!!

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