Archive for mai 2011

Vendredis du Vin # 36: les années 2000?…et avant?…Beaune Premier Cru Marconnets 1998

La vie d’un Darou est décidément une dure lutte.. Obligé de boire un bourgogne de 12 ans.. mais bon!! qu’est ce que je ferais pas pour vous!! oui.. vous deux.. en plus c’est bientôt la fête des mère.. (promis pour la saint Helmut je me torchonne un cru classé!). Garder son vin est souvent une bonne idée si la cave et le vin s’y prête… les vins qui s’y prêtent sont plutôt rare, ce qui est cohérent avec un marché qui veut que 4 bouteilles sur 5 soient bus dans la semaine d’achat…

Alors on était où en 1998?? Je passais avec une succès tout relatif mon bac de Français et mon Glorieux  et Vénéré Patron son DNO… Haroun Tazief, Nino Ferrer, Claude Erignac, la semaine de 39 heures et Eric Tabarly, nous quittaient et nous manquent encore… Pol Pot aussi, mais cette crapule communiste me manque nettement moins… En parlant de l’extrême gauche, Kim Jong-il prends le pouvoir en Corée du Nord. Robert Schumman mourra un mois et un jour avant que le premier €uro ne soit frapper ; Barry Golwater également laissant Grandmoumou Orphelin.

Vous vous dites tous.. tous les deux.. quand va-t-il en parler?? Quand citera -t-il ce grand moment festif et fédérateur qui a unis la France dans la joie?? Et bien oui! le 27 septembre1998 le cortège du bœuf gras, fleuron du carnaval de Paris renait après 46 ans d’absence!! On en ait encore tout ému… Tout semble si proche et pourtant si lointain.. En tout cas vu d’un Beaune premier cru ça commence a causer… C’eut été un Grève comme les vignes de l’enfant Jésus, ou un Teurons à la limite je les imaginerais plutôt bien traverser les ages (surtout les vignes de l’enfant Jésus… un petit passage à vide tous les 33 ans mais elles ressuscitent ensuite..). Marconnets, c’est un terroir plus intéressant mais en général plutôt flatteur entre deux ages.. Mais bon … conseillé par Jacques, perspicace caviste toulois s’il en est, je me suis lancé sur cette bouteille très raisonnable puisqu’elle ne coute que 20 €. La maison de négoce Remoissenet jouit d’une réputation honorable,  c’est l’occasion de gouter leur travail.

La couleur est plutôt soutenue pour un vin de cet age, bien que la teinte soit largement tuilée, signe des affres du temps… Le nez est du plus complet classicisme pour un vin évolué : le sous bois.. mélange d’humus, de fougères, de cèpes et de crottes d’écureuil… Une griotte timide monte encore le bout de son.. sa… les cerises n’ont qu’une partie qu’on pourrait qualifier de boutale mais si j’écris qu’elle montre le bout de sa queue on va encore croire que je cherche a faire exploser les scores de google.. alors je n’écrirait pas que la griotte montre encore le bout de sa queue… Ce nez nous fait pense que le vin est plutôt dans une phase descendante et que ces meilleurs années sont derrières lui.. Il  n’est pas encore fin tapé, mais  on va éviter d’en garder encore en cave… La bouche  me plait plus.. les tannins sont parfaitement fondus pour un touché de velours à peine côtelé… L’équilibre, dans la densité est subtil et le vin parfaitement digeste. La finale pourrait être  plus longue mais bon..c’est plutôt un joli vin qui a bien vieillit mais qui, je pense a finis de vieillir… Mais..??? Dites mois pas que c’est pas vrai??? voila pas que le petit fripon prends de jolis cotés mentholés, et épicés?? Il commence a m’intéresser le petit père! C’est vrai qu’un vieux vin c’est un peu comme un soufflé.. c’est lui qui décide quand on passe a table… Personnellement je ne les carafe jamais, sauf réduction évidente.  Un veux vin est fragile et mérite d’être attendu plutôt que brusqué! Pis on l’a attendu 12 ans on a est pas à une heure près, si? Donc je me permettrais peut être d’en rajouter si l’évolution dans le verre le mérite…Deux heures après l’ouverture, le galopin a pris une tout autre dimension :  le fruit!! Le cassis domine maintenant le nez et les arômes tertiaire n’apporte maintenant plus qu’a la complexité. l’épice s’est faite plus précise sur le clou de girofle. C’est absolument délicieux, un vrai vieux bourgogne qui se permet le luxe, finalement, d’en garder sous la charentaise ; peut être pas du niveau du Volnay Cailleret Ancienne cuvée Carnot 1936 de la maison Bouchard Père & Fils, dégusté dans les fonds de bouteilles du respectable Monsieur Bettane et qui m’a donné la passion des vieux pinots noirs mais toute même un très joli vin.

DaaaAAAAhUUUUuuuuUUt!!!!!

Ps: pour les VDV #46 : les années1950 et avant? comptaient pas sur moi.. chuis œnologue pas propriétaire à Pomerol!!

un vin sur mesure pour le Darou : l’esprit de Barberousse, Saint Emilion Grand cru 2008

Aaaarf… gné mal au ch’veux…. Même pas vrai!! les Darous ça connait pas la gueule de bois!! enfin.. à presque trente asn j’ai, disons ce, matin un peu de fatigue intellectuelle… Rodolphe et Hansi ont eu la bonne idée de venir m’aider a vider mes excédents viticoles ce week end. Rodolphe, auto proclamé Zola,  est un camarade lorrain d’ecole d’ingénieur formé à la viti de Beaune, forcémément à la glorieuse ENITA de Bordeaux, d’ou j’ai le plaisir de sortir, et à la non moins prestigieuse fac d’oenologie de Bordeaux (moi c’est Reims mais on est pote quand même…). Hansi est fatalement alsacien, je l’ai connu lors de mes étudse à l’etranger au DUT d’agronomie de Colmar. il a travaillé regulierement pour son parrain vigneron alsacien qui fait de très jolis gewutztraminers, entre autrse. Bref, un jury d »expert de compétition ne pouvait que produire une conclusion pertinente : Hansi a vomi avant le cigare ; gloire  la Lorraine. Dans nos multiplse excès (biere vodka rebiere pinot blanc luxos , apero puis repas et digos..) deux vins se sont distingué : un magnifique Beaujolais, un Brouilly, l’enfer des balloquet du domaine Perroud et l’esprit de Barberousse. L’enfer des balloquets m’avat été recomandé par la belle Caroline des maitres vignerons de Saint Tropez et nous en reparlerons sans doute, j’espere en sa douce mais charismatique présence. L’enfer fut un paradis mais l’esprit de barberousse.. rooohhh… c’est du tout bon! Pis bon..l’esprit de barberousse.. hein?.. quand même..?? ne manque ni del’un ni de l’autre… je pouvait pas passer à travers tout de même!

Pour le coup il y a vraiment quelque chose qe j’aprécie chez ce producteur : le chateau de Barberousse est un saint emilion , l’esprit est en grand cru. L’appelation  saint emilion grand cru différere assez peu ed l’appelation saint emilion en terme de condition de  production ( a peine moins de rendement par hectare..) et necessite juste une dégustation supplémentaire censée garantir la garde du vin. Franchement c’est un peu du pipeau joufflu quand on sait que 85% des vins produits sont des saint émilion grand cru. Je ne parle même pas de la confusion plus ou moins, mais plutot plus, volontaire avec les saint emilion grands crus classés. Donc voir un domaine qui respecte l’esprit originel de la législation en faisant un Saint émilion et une cuvée plus dodue en grand cru : ça me plait! D’aucun grognons diront que c’est encore un vin de garage.. à 13€ je dit que je m’en bat les noix avec une pelle à neige! Le problème des vins de garages c’est le prix et la spéculation.. à 13€ ya plus de problème. Une selection parcellaire en libournais c’est un vin de garage, en Bourgogne c’est un grand cru…

Bon, Samedi j’ai pas pris de notes, ou j’ai écris à moitié sur ma main je me souviens plus… Dans tous les cas, c’est moyennement exploitable,  mais j’ai épargné une partie de la bouteille pour redéguster pour vous.

La couleur est jolie, pourpre foncée et intense. Le bouquet est épatant. Il est dominé par un fruit rouge complexe de groseille et de cerise amarena. Ya meme un bout de pruneau qui trainaille un peu par ci par la.. vraiment sympa! En plus l’elevage en barrique est d’une qualité exemplaire : on a ce merveilleux boisé qui rappel le caramel, un peu toffee, qui exhauste le fruit et fait penser à l’excellent travail de la tonnelerie Radoux, dans l’esprit de ce que fesait Darnajoux il ya quelques années et une pointe de torréfaction discrete mais classique sur la cendre , un peu dans l’esprit du renouveaux de Demptos. Un élevage précis, luxueux et exhausteur de fruit absolument parfait dont la trame tannique rallonge la bouche deja honorable. C’est agréable et rare de voir de vrais professionels travailler la barrique, à mes yeux l’école bordelaise est vraiment à prendre en exemple. La bouche est dense , les tanins sont de qualité, il ya une certaine longueur, l’équilibre alcool/acidité est parfait, c’est vraiment très réussi, parfaitement éxécuté.

J’aime beaucoup ce vin qui est réalisé de façon particulièrement magistrale, toutefois il lui manque la signature d’un grand terroir. On pourrait imaginer qu’il est issue des terroir de sables de saint emilion. Ce n’est pas péjoratif : d’excellents vins de saint emilion sont issue de ces terroirs moins qualitatif et mettent en valeur des vinificateurs et des vignerons hors pairs, je pense en particulier à Chateau Pipeau ou Chateau Rozier dont personne n’oserait remettre en doute la qualité des vins, mais dont les vins n’atteindrons jamais la densité de terrois d’argiles rouge ou des jolis coteaux calcaires.

C’est un vin hautement recommandable à un prix très raisonnable

DahUUuuuUUuut