La vie d’un Darou est décidément une dure lutte.. Obligé de boire un bourgogne de 12 ans.. mais bon!! qu’est ce que je ferais pas pour vous!! oui.. vous deux.. en plus c’est bientôt la fête des mère.. (promis pour la saint Helmut je me torchonne un cru classé!). Garder son vin est souvent une bonne idée si la cave et le vin s’y prête… les vins qui s’y prêtent sont plutôt rare, ce qui est cohérent avec un marché qui veut que 4 bouteilles sur 5 soient bus dans la semaine d’achat…

Alors on était où en 1998?? Je passais avec une succès tout relatif mon bac de Français et mon Glorieux  et Vénéré Patron son DNO… Haroun Tazief, Nino Ferrer, Claude Erignac, la semaine de 39 heures et Eric Tabarly, nous quittaient et nous manquent encore… Pol Pot aussi, mais cette crapule communiste me manque nettement moins… En parlant de l’extrême gauche, Kim Jong-il prends le pouvoir en Corée du Nord. Robert Schumman mourra un mois et un jour avant que le premier €uro ne soit frapper ; Barry Golwater également laissant Grandmoumou Orphelin.

Vous vous dites tous.. tous les deux.. quand va-t-il en parler?? Quand citera -t-il ce grand moment festif et fédérateur qui a unis la France dans la joie?? Et bien oui! le 27 septembre1998 le cortège du bœuf gras, fleuron du carnaval de Paris renait après 46 ans d’absence!! On en ait encore tout ému… Tout semble si proche et pourtant si lointain.. En tout cas vu d’un Beaune premier cru ça commence a causer… C’eut été un Grève comme les vignes de l’enfant Jésus, ou un Teurons à la limite je les imaginerais plutôt bien traverser les ages (surtout les vignes de l’enfant Jésus… un petit passage à vide tous les 33 ans mais elles ressuscitent ensuite..). Marconnets, c’est un terroir plus intéressant mais en général plutôt flatteur entre deux ages.. Mais bon … conseillé par Jacques, perspicace caviste toulois s’il en est, je me suis lancé sur cette bouteille très raisonnable puisqu’elle ne coute que 20 €. La maison de négoce Remoissenet jouit d’une réputation honorable,  c’est l’occasion de gouter leur travail.

La couleur est plutôt soutenue pour un vin de cet age, bien que la teinte soit largement tuilée, signe des affres du temps… Le nez est du plus complet classicisme pour un vin évolué : le sous bois.. mélange d’humus, de fougères, de cèpes et de crottes d’écureuil… Une griotte timide monte encore le bout de son.. sa… les cerises n’ont qu’une partie qu’on pourrait qualifier de boutale mais si j’écris qu’elle montre le bout de sa queue on va encore croire que je cherche a faire exploser les scores de google.. alors je n’écrirait pas que la griotte montre encore le bout de sa queue… Ce nez nous fait pense que le vin est plutôt dans une phase descendante et que ces meilleurs années sont derrières lui.. Il  n’est pas encore fin tapé, mais  on va éviter d’en garder encore en cave… La bouche  me plait plus.. les tannins sont parfaitement fondus pour un touché de velours à peine côtelé… L’équilibre, dans la densité est subtil et le vin parfaitement digeste. La finale pourrait être  plus longue mais bon..c’est plutôt un joli vin qui a bien vieillit mais qui, je pense a finis de vieillir… Mais..??? Dites mois pas que c’est pas vrai??? voila pas que le petit fripon prends de jolis cotés mentholés, et épicés?? Il commence a m’intéresser le petit père! C’est vrai qu’un vieux vin c’est un peu comme un soufflé.. c’est lui qui décide quand on passe a table… Personnellement je ne les carafe jamais, sauf réduction évidente.  Un veux vin est fragile et mérite d’être attendu plutôt que brusqué! Pis on l’a attendu 12 ans on a est pas à une heure près, si? Donc je me permettrais peut être d’en rajouter si l’évolution dans le verre le mérite…Deux heures après l’ouverture, le galopin a pris une tout autre dimension :  le fruit!! Le cassis domine maintenant le nez et les arômes tertiaire n’apporte maintenant plus qu’a la complexité. l’épice s’est faite plus précise sur le clou de girofle. C’est absolument délicieux, un vrai vieux bourgogne qui se permet le luxe, finalement, d’en garder sous la charentaise ; peut être pas du niveau du Volnay Cailleret Ancienne cuvée Carnot 1936 de la maison Bouchard Père & Fils, dégusté dans les fonds de bouteilles du respectable Monsieur Bettane et qui m’a donné la passion des vieux pinots noirs mais toute même un très joli vin.

DaaaAAAAhUUUUuuuuUUt!!!!!

Ps: pour les VDV #46 : les années1950 et avant? comptaient pas sur moi.. chuis œnologue pas propriétaire à Pomerol!!

Publicités