Pourquoi ? Mais pourquoi ?? Pourquoi m’échauffer le glandulaire pendulaire ? Pourquoi me dynamiser les humeurs neptuniennes comme disent les biodynamistes ? On n’était pas bien tous les…25 ? On commençait à bien s’aimer… J’en ai même vu deux qui partageaient une part de galette façon « caprice des dieux » l’autre fois ! Et puis là… Bam !! Rien qu’à m’embêter… moi qui suis si bon…moi qui ai tant d’affection pour vos truffes en herbes…Des absences… plein… et pire : des retards ! Je vous le confesse : des fois je m’en réveille encore la nuit avec des sueurs froides. Je cauchemarde de montres encore à  l’heure d’automne… de cadran solaire déréglé !!! D’horloge atomique piratée par Eva Joly !!! Je me rêve,  oreilles blanches au vent, pompon blanc au dessus de la raie des fesses, la montre à gousset accrochée au gilet à livrer  des numéros de playboy périmé de deux mois… Car, oui, je souffre du syndrome du lapin blanc, mis en évidence par le docteur Lewis Carroll… Le pire ? Claude… notre bon docteur… non content de me faire passer pour un dahu dextrogyre (nos belges a nous…) en étant plus drôle que moi sur mon propre blog, s’autorise une arrivée de star. Le polisson était  plus en retard que le guerrier de marathon annonçant l’extinction des dinosaures (il y a 65millions d’années plus ou moins deux heures)… Et bien sûr, histoire de m’achever, noyé par les torrents de mes névroses : l’attentat olfactif perpétré par la quasi-totalité de notre gente féminine… 5 gonzes sur 6 s’étant parfumées, on frise le carton plein… l’honneur est sauvé par notre présidente qui se parfume autant qu’elle recrache… On vous l’a pourtant dit et répété !! Pas de parfum avant une dégustation… pour votre confort et celui de vos voisins. Vous n’amenez pas votre saucisse à Morteau, n’amenez pas vos odeurs en dégustation ! Bon allez… je vous absous si vous me pardonnez mes humeurs… On s’y met ? on s’y met..

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A l’aveugle :Jurançon viguerie Royale 2010

J’étais parti sur un Vermentino bien méridional pour son coté pesant et alcooleux, Vous avez abouti sur un muscadet pour la minéralité… Encore une leçon de modestie ;-). Plaisanterie à part, la vin titrait 14.5%, le vin manquait de fraicheur. Et surtout de typicité… malgré une légère note de pamplemousse à l’aération.

Cotes du Rhône Blanc 2010 Variation

Attention les yeux : ça fait des chevaux : 14% !! Décidément, c’est la soirée… La couleur est jaune soutenu. Le nez est puissant sur l’agrume, abricot, le  chèvrefeuille et la réglisse. Ça rappelle la partition classique d’un viognier. A mon sens, on a poussé la maturité beaucoup trop loin, la bouche est lourde, alcooleuse et plate. Malheureusement c’est assez typique des blancs de la région.

Pour la suite nous avons comparé un vin d’appellation régionale avec un cru sur un même domaine, à savoir le domaine Corne Loup à Tavel (Domaine un peu léger sur la stabilisation tartrique de ses Tavel soit dit en passant…)

Cotes du Rhône Corne loup 2010

La robe est  violette et très intense. Le bouquet est exubérant sur  le cassis, la mûre (une bouteille un peu fermée), les épices de la garrigue, comme le thym avec des notes de cacao et de tapenade d’olives noires. La bouche est équilibrée, un peu légère en tanin, mais ils sont bien fondus. La finale est un peu amère mais la longueur est correcte. C’est un très bon vin.

Cotes du Rhône Lirac Corne loup 2010

Lirac ça me connait, oui j’ai fait Lirac comme certain ont fait Verdun… La robe est un peu moins violette, effet du millésime plus que du vieillissement.  En comparaison, le nez est plus épicé, sans doute plus de syrah et de mourvèdre ( de toute façon imposés par le décret), sur le romarin cette fois, et plus poivré. On a toutefois le même ADN entre les deux vins. La bouche est nettement plus dense et concentrée, plus tannique, moins amère et beaucoup plus longue. C’est un grand vin.