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Les passionnez du vin, sixième réunion

Ravi !!! Je suis ravi !!!! Quitte a faire la dégustation de l’année, je suis ravi que seuls les plus motivés soient présent et je les en remercies ! Ya des démotivés ? Prévenez nous ! Il y a une liste d’attente gigantesque comme mon autosatisfaction.

Pour les registres, qu’avons-nous dégusté ? D’abord Le Bordeaux 2005 La roche Saint Jean, de la famille Pauquet, pour qui j’ai beaucoup d’affection. Un joli exemple de vin ayant trop cuvé, à leur décharge, sur les consignes du négociant. Un vin très pédagogique. Une couleur très sombre et fraîche pour ses 7 ans, un peu trouble. Un nez un peu alcooleux pour ses 13.5%, sur le fruit rouge et le sous bois, fumé, épicé. Par contre les marqueurs du gout de marc qui ne s’est pas estompé étaient présents : le kirsch, le noyau et forcement le gout de marc. Ajoutez la dessus une bouche forcément un peu sèche et vous avez une idée de ce type de défaut, ben oui… on apprend surtout des vins a défauts !

Par la suite, on a navigué dans le sublime… le subtile…  le grandiose… le marvelous comme disent les suisses quand ils parlent anglais : le nord de la vallée du Rhône !!

André Perret Condrieu, 2008

Typique des viogniers, la couleur était jaune doré un peu soutenue. Pour le nez, ben c’était la claque… mais attention !! Pas le soufflet a coup de gant en cuir de peau de roustons retournés !!! la mandale a grand spectacle !! ZE TORGNOLE !! du genre qui t’enrhume si elle te rate, qui te fait tomber le tartre des incisives ! Un vrai grand vin, fin complexe et gourmand, l’abricot typique domine le magnolia, l’ananas, la violette a peine soutenue par un boisé brioché. La bouche est a la hauteur, très ample en attaque, parfaitement équilibrée avec une finale d’une fraicheur interminable.

Croze Hermitage Alain Graillot 2009

La robe violette foncée est une forme de signature de la syrah. Le nez est un peu austere sur l’épice (poivre), l’orge grillé, la terre après l’orage, la violette, le cassis. Nous avions aussi des notes un peu animales et musquées. Après aération  le nez gagne en  finesse et prends des notes de moka

La bouche ample, pourrait être plus concentrée ; la finale un peu trop poudreuse est taillée pour la garde. Je suis un peu déçu au regard de la réputation d’Alain Graillot, il s’agit d’un vin prévue pour une ouverture plus tardive mais avec un peu de doigté et de technique il aurait put être nettement plus buvable en 3 ans.

Bravo !! à l’aveugle vous avez reconnu un cru du Languedoc !! Il s’agit du Clos marie du Pic Saint loup, 2009. Un nez épicé évoquant une belle dose de syrah, une grande sucrosité, une belle fraicheur, de la concentration sans forcement d’opulence et une très belle longueur. Un très joli vin.

DaaahhhuuUUUUuuut!!!!

 

Les passionnez du vin, cinquième réunion

Pourquoi ? Mais pourquoi ?? Pourquoi m’échauffer le glandulaire pendulaire ? Pourquoi me dynamiser les humeurs neptuniennes comme disent les biodynamistes ? On n’était pas bien tous les…25 ? On commençait à bien s’aimer… J’en ai même vu deux qui partageaient une part de galette façon « caprice des dieux » l’autre fois ! Et puis là… Bam !! Rien qu’à m’embêter… moi qui suis si bon…moi qui ai tant d’affection pour vos truffes en herbes…Des absences… plein… et pire : des retards ! Je vous le confesse : des fois je m’en réveille encore la nuit avec des sueurs froides. Je cauchemarde de montres encore à  l’heure d’automne… de cadran solaire déréglé !!! D’horloge atomique piratée par Eva Joly !!! Je me rêve,  oreilles blanches au vent, pompon blanc au dessus de la raie des fesses, la montre à gousset accrochée au gilet à livrer  des numéros de playboy périmé de deux mois… Car, oui, je souffre du syndrome du lapin blanc, mis en évidence par le docteur Lewis Carroll… Le pire ? Claude… notre bon docteur… non content de me faire passer pour un dahu dextrogyre (nos belges a nous…) en étant plus drôle que moi sur mon propre blog, s’autorise une arrivée de star. Le polisson était  plus en retard que le guerrier de marathon annonçant l’extinction des dinosaures (il y a 65millions d’années plus ou moins deux heures)… Et bien sûr, histoire de m’achever, noyé par les torrents de mes névroses : l’attentat olfactif perpétré par la quasi-totalité de notre gente féminine… 5 gonzes sur 6 s’étant parfumées, on frise le carton plein… l’honneur est sauvé par notre présidente qui se parfume autant qu’elle recrache… On vous l’a pourtant dit et répété !! Pas de parfum avant une dégustation… pour votre confort et celui de vos voisins. Vous n’amenez pas votre saucisse à Morteau, n’amenez pas vos odeurs en dégustation ! Bon allez… je vous absous si vous me pardonnez mes humeurs… On s’y met ? on s’y met..

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A l’aveugle :Jurançon viguerie Royale 2010

J’étais parti sur un Vermentino bien méridional pour son coté pesant et alcooleux, Vous avez abouti sur un muscadet pour la minéralité… Encore une leçon de modestie ;-). Plaisanterie à part, la vin titrait 14.5%, le vin manquait de fraicheur. Et surtout de typicité… malgré une légère note de pamplemousse à l’aération.

Cotes du Rhône Blanc 2010 Variation

Attention les yeux : ça fait des chevaux : 14% !! Décidément, c’est la soirée… La couleur est jaune soutenu. Le nez est puissant sur l’agrume, abricot, le  chèvrefeuille et la réglisse. Ça rappelle la partition classique d’un viognier. A mon sens, on a poussé la maturité beaucoup trop loin, la bouche est lourde, alcooleuse et plate. Malheureusement c’est assez typique des blancs de la région.

Pour la suite nous avons comparé un vin d’appellation régionale avec un cru sur un même domaine, à savoir le domaine Corne Loup à Tavel (Domaine un peu léger sur la stabilisation tartrique de ses Tavel soit dit en passant…)

Cotes du Rhône Corne loup 2010

La robe est  violette et très intense. Le bouquet est exubérant sur  le cassis, la mûre (une bouteille un peu fermée), les épices de la garrigue, comme le thym avec des notes de cacao et de tapenade d’olives noires. La bouche est équilibrée, un peu légère en tanin, mais ils sont bien fondus. La finale est un peu amère mais la longueur est correcte. C’est un très bon vin.

Cotes du Rhône Lirac Corne loup 2010

Lirac ça me connait, oui j’ai fait Lirac comme certain ont fait Verdun… La robe est un peu moins violette, effet du millésime plus que du vieillissement.  En comparaison, le nez est plus épicé, sans doute plus de syrah et de mourvèdre ( de toute façon imposés par le décret), sur le romarin cette fois, et plus poivré. On a toutefois le même ADN entre les deux vins. La bouche est nettement plus dense et concentrée, plus tannique, moins amère et beaucoup plus longue. C’est un grand vin.

Les passion’nez du vin ; quatrieme réunion.

Désolé du retard!! Khun mon ordi m’a laché… Je viens de le remplacer par un ordi en bois de tout beauté, la sylvicolité étant l’essence meme des darous.

Réunion un peu particulière puisque notre présidente à voulu tirer les rois pour qu’on deviennent tous copains!! Encore merci à Christian pour les galettes, un vrai régal…

Pour cette cette dégustation les diabétiques étaient dispensés puisque nous dégusterons des liquoreux, mais avant tout nous avons feté l’anniversaire de Claude qui entre fringant dans sa 45 eme année avec une bouteille à l’aveugle

Chapoutier Bila haut, occultum lapidem 2006, cotes du Roussillon

Je l’avais placé en vallée du Rhone Nord, ce qui est loin au niveau géographique et climatologique, mais plutot bon au niveau de la philosophie du vin, puisque Chapoutier est une des trois négociant emblematique de la région. La dominance de syrah et la papatte de la maison m’ont mis dedans… C’est neanmoins un joli vin, qui a plutot bien affonter les années ( ce qui ne fut pas le cas de toute le carton d’apres Claude, p…. de bouchon de liège!!). Une couleur intense et plutot fraiche, un nez très complexe sur l’epice, le poivre, le tabac blond, le cuir, certe, mais d’apres les experts, le cuir de chèvre, la terre après l’orage ; mais aussisur un joli fruit de cassis. La bouche typique des vin de syrah avecses tanins de velours.

Jurançon 2010 je suis pas foutu de me relire

Un vin plutôt joli, sur un nez typique du gros et petit manseng de fruits exotiques, d’ananas, de pèche de pamplemousse, de pomme chanteclerc, toujours d’après les experts et la mangue. Malheureusement la bouche est plutôt dilué, mais l’équilibre est plutot satisfesant.

Muscat de Beaume de Venise Domaine des Bernardins 2010

Un de mes vins préféré depuis longtemps… La présence de muscat rouge teinte un peu le vin, c’est une typicité de la maison Castaud. On retrouve un nez typiquement muscaté dominé par l’abricot et la pèche avec des pointes de coing de litchi et de jasmin. Long concentré gras et subtilement équilibré, c’est toujours une perfection. Le virage vers la note terpènique me déçoit un peu, rendez vous dans 7/8 ans voir s’il vieillit toujours aussi bien.

Le mois prochain nous parlerons de la vallée du rhone sud avec une petit point sur les différents obturateurs, les bouchons.

DaaAAAAAhuUUUuuuut!!!!

Les Passion’Nez du vin ; Seconde réunion

Zavez vu comment qu’on étaient tout beau dans le journal?? si ça c’est pas la classe, je ne m’y connais pas!! Bon certain grincheux dirons que c’etait un peu local comme publication et que ça n’est même pas paru dans l’edition de Nancy… a ceux ci je répondrais : … oui, c’est vrai… mais qui voudrais etre lu par des nancéens quand il peut etre lu par le boucher d’Avrainville ou les retraités de Saizerais??? enfin ne nous attardons pas sur cette gloire effemère et parlons de la Loire éternelle ( si mes jeux de mots ne vous plaisent pas n’hésitez pas a m’en proposer d’autres 😉  ) . Car c’était bien la le sujet de notre dernière réunion. J’avais choisit la Loire pour une raison simple : la plupart de ses vins sont monocépages, c’etait donc pédagogiques de commencer par la.

Muscadet sur lies Brochard Guidon, Coteau de la Loire, 2009

Voila une région qui me tiens particulièrement a coeur, un terroir original, un cépage unique, des vins passionant d’amateur et une crise dramatique. Tous les ingrédients pour un film noir façon Preminger… Doré pâle, ce muscadet etait typiqu des coteaux de Loire. Souvent qualifié de primeur par les gens du cru ce sont des vins plus fruité qui s’exprime un peu plus tot que d’autres. Malgrès une légère réduction le nez, tout en discretion, etait complexe sur des arômes de melon de poire, de citron et de pamplemousse avec des touche florales de chevrefeuille. Le long élevage sur lies lui a donné cette attaque tout en rondeur et amplitude qui enrobe si bien l’acidité croquante si typique du melon de bourgogne. Peut etre un peu court en bouche.

Coteau du vendomois Pierre a feu Patrice Colin 2010

Yabadabadooooo!!!!  Un chenin des cavernes bien doré… un joli nez bien typique du chenin, forcément sur la noisette (ce petit chenin… qui sent la noisette… moi je ne m’en lasserais jamais, c’est l’equivalent oenophilique d’un « tire mon toi » : classe et indémodable) et un joli fruit de pèche et de mangue réhaussé élégament par une touche fumée. Vive et fraîche avec une attaque bien souple la bouche s’étire un peu plus en longueur. A noter qu’en le redégustant un peu plus tard, le nez s’est fané.

Sancerre Sauterau 2010

Alain, sympathique caviste verdunois (Richardvins, rue de Rû), le qualifie de « Sancerre fermier », disons un peu plus rustique qu’un Mellot ou un Bourgeois. Comme toujours abev le sauvignon la robe est très pâle. Le nez est ultratypique du cépage également, ce qui etait le but. Donc on se colle bien ça dans la truffe, un sauvignon limite mur c’est agrume, buis, aspergeet fougère avec un poil mirabelle pour celui ci. On retrouvera aussi la vivacité si nette de ce cépage. A mon sens il manque un peu de maturité et par trop végétal, mais c’est très pédagogique.

Vin mystere : Saint Nicolas de Bourgueil Domaine Olivier 2009

Vous vouliez un vin à l’aveugle, je voulais un rouge de Loire et de cabernet franc donc j’ai groupé. J’imagine que je ne pourrais pas vous le faire a chaque fois ce coup la? N’empèche que je vous ai bien eu :-p, puisque vous l’avez situé à Gaillac. Allez!! c’est pas si mal!!! La robe est pourpre profond et le nez est encore une fois bien typique (Merci Alain!!) sur le cassis, la réglisse et un leger poivre/poivron. La bouche est gourmande, souple avec un trame tannique bien serrée.

Prochaine réunion le 14 décembre. Au programme? Savoie et Jura!! et un petit point technique sur le greff… et non!! pas sur le greffage!!! c’est chiant comme une biographie d’un comptable… pourquoi pas un peu de décryptage d’étiquette???

DaaAAAaahuuUUUUuuutt!!!

Les Passion’Nez du vin ; Première réunion

Je le sais … Ca  me perdra… Quand une femme avec des yeux plus bleus que la jaunisse d’un daltonien me demande une faveur je ne peux pas dire non… Pour être honnête j’ai jamais su dire « non » à une femme (la réciproque n’étant pas si évidente…). Je me retrouve donc, contre mes convictions religieuses les plus intimes à faire… du bénévolat. Ceux qui pratiquent  également la réligion du madelinisme sylvicole et qui venère avec moi le grand arbre qui poussera jusqu’au ciel me comprendront… Mais finalement je ne regrette pas et les quarante grands CAC (Chevreuils Au Cigare)  me pardonneront. Pourquoi donc me direz vous? Parce que je suis ravi d’animer le nouveau club de dégustation de Toul, les Passion’Nez du vin et parce que, sincèrement, l’équipe me plait beaucoup! On a de tout : un bureau plein de charmes, un restaurateur passioné, un distillateur des plus curieux, un vétérnaire qui boira du lait quand les vaches boufferont du raisin, de la jeunesse, de l’expérience… j’en passe et des moins tristes!! Et en plus! rien que pour me faire plaisir, cerise sur le gâteau, olive dans la vodka martini, femme a poil au fond du verre de saké ou en encore sauce au poivre sur la basse cote, un noyau issu du monde agricole! Quand on connait mon attachement à ce milieu, on imagine à quel point ça peut me faire plaisir. C’est pourquoi dorénavant je publierai le compte rendu de chacune de nos dégustations mensuelles. Voici la première, où quatre vins ont servi de support à une initiation à la dégustation :

Premier vin : Gewürztraminer Médaille d’or Edouard Leiber 2010.

Dur de se lancer pour la premiere fois… les commentaires n’ont pas vraiment fusé… La couleur est jaune , or soutenue, ce qui est cohérent avec le cépage. Le nez est très expressif et encore une fois très typique du gewûrz (on se demande qui a choisi les vins, mais ça tombe plutôt bien!) avec son registre classique et exhubérant de litchi, de jasmin, de fruits confits et de cumin. La bouche est plutôt bien équilibrée, pas forcément trop sucrée, manquant un poil d’acidité, avec de jolis amers qui tire la bouche en longueur et qui signe certains cépages comme le gewûrz ou les muscats. Un vin très plaisant et simple d’accès.

Second vin : La reserve d’Amélie, Beaujolais , Moulin à vent du Domaine Charvet.

Je gardais un bon souvenir du 2008, le 2009 decevra un peu. Mais pas au point de tirer des tronches de cent pieds de long!!! Vous croyez que je vous ai pas vu? Les regards déçus à l’annonce d’un vin du beaujolais!!! C’est très vilain d’avoir des a priori, positifs comme négatifs d’ailleurs. Bref la couleur a semblé suspecte, effectivement c’était un grenat à reflets violets légers un peu trop évolué au regard du millésime récent. Pourtant il a un joli nez, gourmand, sur la fraise, la groseille à maquerau le cassis et le clou de girofle. Malheureusement un peu alcooleux et terreux. Sur une trame un peu trop acide mais bien concentrée, les tannins sont serrés et la bouche moyennement longue.

Au final qualifié de « vinasse » et  d’ « assez commun » par certain, nous dirons que le jugement fut plutot partagé.

Troisieme vin : Cuvée Alfred, effervescent lorrain de la Maison Laroppe.

Couleur plus pâle que les autres, surtout plus pale que le rouge je sais. Avec son nez classique de frangipane, de pamplemousse, de poire, de pomme verte et de chocolat blanc, ce vin a eu un franc succès. Bien dosé, la bouche est très fraiche , désaltérante et d’une bonne longueur.

Quatrième vin à l’aveugle : Saint Véran Jean Dutron.

On vous ne la fait pas!!Aavec deux trois explications mais vos propres perceptions nous sommes arrivés à retrouver l’origine de ce vin : bravo!! D’une couleur très pale et un peu dominé par le boisé, ce vin plait souvent. Le nez luxueusement boisé est marqué par le pain grillé et des notes de fumé et de noisettes qui nous ont aidé à retrouver son origine. L’élevage sur lies lui à apporté beaucoup de gras ; la longueur est belle. La prochaine fois vous regarderez pas la forme de la bouteille…

Le mois prochain à savoir le 9 Novembre Nous découvrirons le Val de Loire, sans doute en plusieurs fois.

DahUuuuUUuut!!

Vendanges!!

Un petit mot pour justifier mon silence : vendanges!!

Je vinifie un beau domaine en libournais, c’est un remplacement de congé maternité, c’est passionnant mais un peu prenant!

si j’arrive a me trouver un jour de congé ou meme un demi, je vous raconte le millésime avec les decisions techniques lié a ce très joli millésime ; joli,mais pas forcément facile!

Dahut!!!

Premiers pas dans la blogosphère…

Je tatonne du sabot… (oui les Darous ont des sabots, vous vous attendiez a quoi? des nageoires?)… Decor prémaché.. peu de contenu.. on tachera de faire mieux! Mais j’attends vos suggestions, vos glouglous personnels ou vos récits de dégustation quelqu’ils soient!

DahhhuuuuuuuuuuuuUUUUUUUUUuuuuuut! (Le cri du Dahut, vous vous attendiez à quoi? CoinCoin?)